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#406 : Nouvelles Alliances

Lord Latimer est mourant. Sa femme, Katherine, trouble le coeur de deux hommes : Henry VIII et Thomas Seymour. Le choix pour la femme sera difficile, mais au final, le roi l'emportera. Lord Latimer décède, envoyant Katherine directement dans les bras d'un roi vieillissant ayant déja eux cinq épouses.

 

 

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Titre VO : You Have My Permission - Titre VF : Nouvelles Alliances

Diffusion US : 16 mai 2010

Diffusion FR : 21 février 2011    

Réalisateur : Ciarán Donnelly

Écrit par : Michael Hirst

1542, Hundson House…

Lady Mary : Elizabeth ! Elizabeth !

Elizabeth : Lady Mary.

Lady Mary : Etes-vous prêtes ?

Elizabeth : Pas encore. Je lisais.

Lady Mary : Asseyez-vous, j’ai de bonnes nouvelles.

Elizabeth : Mary, quelles sont-elles ?

Lady Mary : On vient de m’apprendre que sur ordre du parlement nous sommes rétablies en tant qu’héritières du trône, après Edward et ses propres héritiers. Ce doit être un ordre direct du roi. Cela ne vous plait pas, Elizabeth ? Pensez à ce que ça signifie.

Elizabeth : Oui, Mary. Si vous êtes satisfaite, alors je le suis aussi.

Lady Mary : Cela signifie que le roi nous aime toutes les deux.

Elizabeth : Et que vous pourriez devenir reine un jour.

Lady Mary : Et vous aussi. Reine. Elizabeth ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

Elizabeth : Après ce qui est arrivé à la reine Katherine, j’ai pris une décision.

Lady Mary : Laquelle ?

Elizabeth : Que Dieu m’en soit témoin, je ne me marierai jamais ! Jamais !

 

Henry VIII et Edward Seymour reçoivent l’ambassadeur Chapuys.

Risley : Votre Majesté, Votre Excellence, l’ambassadeur de l’Empire.

Henry VIII : Excellence.

Chapuys : Votre Majesté. Votre Majesté est trop aimable. Je suis sûr que Votre Majesté a eu connaissance que mon maitre l’Empereur est entré en guerre contre le roi François. L’alliance méprisable du roi François avec les Turcs menace non seulement les frontières de l’Empire mais également la sécurité de toute l’Europe. Pour cette raison précise, l’Empereur m’a demandé de vous tendre à nouveau une main amicale, une alliance conjointe contre les perfides français.

Henry VIII : Qu’ai-je à y gagner ?

Chapuys : Tous vos territoires perdus. L’intégralité de l’Aquitaine.

Henry VIII : Excellence. (Chapuys sort) Risley !

 

Risley : Excellence. Son Excellence l’ambassadeur Français.

Henry VIII : Monsieur Marillac.

Marillac : Votre Majesté.

Henry VIII : J’ai appris que votre pays est en guerre contre l’Empereur.

Marillac : En effet. L’Empereur a rompu toutes ses promesses et renié ses obligations envers à la fois mon roi François et vous-même.

Henry VIII : Monsieur Marillac, dans un traité précédent, votre roi avait accepté de verser une pension annuelle à l’Angleterre, ce qu’il n’a pas fait ces deux dernières années. Il a donc une dette d’un million de couronnes.

Marillac : Majesté, si cela s’avérait être vrai…

Henry VIII : Vous mettez ma parole en doute, Monsieur Marillac ?

Marillac : Alors, Sa Majesté en sera informée, et ces dettes seront acquittées. L’alliance entre nos deux pays a permis de maintenir l’équilibre des puissances en Europe depuis plus de 10 ans. Votre Majesté ne mettrait pas fin à notre traité pour se ranger à côté de l’Empire.

Henry VIII : Monsieur Marillac. Ecrivez une lettre au roi d’Ecosse. Dites lui qu’il est invité à signer un traité reconnaissant notre souveraineté sur son pays. Dites lui par ailleurs de mettre un terme à son alliance avec les Français et Rome, ou il en subira les conséquences.

Edward : Majesté.

Henry VIII : My Lord, préparez-vous à partir pour l’Ecosse au cas où mon cousin refuserait de se plier à nos exigences.

Edward : Majesté.

Henry VIII : Surrey vous accompagnera.

 

Surrey joue aux cartes avec Leigh.

Surrey : Vous jouez finement, M. Leigh. Signe d’une vie oisive…

Leigh : Vous savez, vous et moi, avons plus en commun que ce que vous pourriez imaginer, my Lord.

Surrey : Comment ?

Leigh : Nos familles sont toutes les deux originaires de St Mary et nos églises construites la même année.

Surrey : C’est loin de faire de vous mon égal, M. Leigh.

Leigh : Il y a autre chose… Tout comme la vôtre, ma famille était liée à feu la reine.

Surrey : Ne trouvez-vous pas ça déplacé d’évoquer son nom à la cour ?

Leigh : Je trouve plutôt déplacé que vous les Howards ayez passé sous silence son passé de dépravée, qui a terni notre réputation à tous.

Surrey : « Les Howards ! » Ai-je bien entendu ? « Les Howards » ?! (Il se lève brusquement et le frappe) Je t’arracherai la langue, que Dieu m’en soit témoin ! Je t’arracherai la langue ! Lâchez-moi !

 

 

Valet : Lord Latimer, Sir Thomas Seymour.

Latimer : Oh, Sir Thomas. C’est aimable d’être venu. Veuillez excuser mon état. Comme vous pouvez le voir, je suis souffrant.

Thomas : J’espère que vous vous rétablirez très vite.

Latimer : J’ai peur que mon état soit trop grave pour que je m’en remette. Permettez-moi de vous présenter ma femme, Catherine Parr. Catherine, Sir Thomas Seymour.

Thomas : Lady Latimer.

Catherine Parr : Sir Thomas.

Latimer : Asseyez-vous, Sir Thomas. Sir Thomas, je ne sais pas si vous êtes familier avec mon histoire. Les Latimers sont une ancienne famille du Nord et, malheureusement nous avons été pris dans la tourmente des rébellions contre Sa Majesté. J’ai été pris en otage par Robert Aske et maltraité à cette occasion. Sa Majesté m’a demandé de renier Aske, ce que j’ai fait, et suis revenu à Londres pour l’assurer de mon allégeance. Cependant le spectre de la trahison hante le nom de ma famille. Je sais que le roi vous écoute. J’aimerai que vous lui parliez en mon nom, et l’assuriez de mon indéfectible loyauté et… et…

Catherine Parr : Doucement, mon amour. Fermez les yeux et reposez-vous. Sir Thomas.

Thomas la suit dans une autre pièce.

Thomas : Pensez-vous qu’il se doute de quelque chose ?

Catherine Parr : Pas le moins du monde, j’en suis certaine.

Thomas : Il lui reste peu de temps ici bas.

Catherine Parr : Chut ! Ne dites pas de pareilles choses.

Thomas : Il m’est insupportable d’attendre que nous puissions enfin être mariés. Que

Catherine Parr : Dieu m’en soit témoin, je désire vous épouser plus que tout au monde.

 

Henry VIII mange.

Gardiner : Le comte Surrey a adressé une lettre au conseil de Votre Majesté. Le comte est actuellement détenu à la prison de Fleet.

Henry VIII : En prison, pour quelle raison ?

Gardiner : Il semble qu’il ait eu une altercation avec un certain John Leigh au sein de la cour et qu’il ait été arrêté par le Sergent.

Henry VIII : Quelle était la cause de la querelle ?

Gardiner : Je pense que l’honneur du comte ait été bafoué.

Henry VIII : Qu’écrit-il ?

Gardiner : Il demande à être libéré immédiatement.

Henry VIII : Avez-vous répondu ?

Gardiner : Nous l’avons informé que son manque d’humilité ne jouait pas en faveur de sa libération.

Henry VIII : Et selon lui, pourquoi devrions-nous le libérer ?

Gardiner : Il affirme qu’un homme de son rang n’aurait jamais dû être traité de la sorte en premier lieu. Il évoque également son enthousiasme à servir Votre Majesté sur le front.

Henry VIII : Je pense qu’il est l’homme le plus arrogant de toute l’Angleterre. Mettez-le en garde, mais relâchez-le. Je veux qu’il aille en Ecosse.

 

Ecosse…

Voix lointaine : Vous et votre orgueil écossais !

Homme : My Lord Surrey voici, 3 nobles capturés pendant la bataille : Lord Cassilis, Lord Glencairn, et Lord Maxwell.

Surrey : My Lords, vous serez traité avec honneur et respect à votre rang et votre position. Au nom de Sa Majesté, le roi Henry VIII, je vous invite à rentrer avec nous à Londres, où vous serez bien installés. Cependant je dois vous demander de rendre vos armes.

 

 

Henry VIII : My Lords, nous avons gagné une belle bataille à Solway Moss. Grâces aux Lords Hertford et Surrey, plusieurs nobles écossais ont été capturés et sont maintenus à résidence ici. Mais il y a encore une meilleure nouvelle. Déstabilisé par sa défaite, le roi des Ecossais est mort il y a deux jours. Et ce même jour, sa femme a donné naissance à leur unique enfant. Mais ce n’est pas le fils et l’héritier qu’ils espéraient, mais une fille !

Gardiner : Votre Majesté, je pense que nous devrions le voir comme une intervention divine, cette succession de la couronne écossaise à une jeune fille. Grâce à Dieu.

Henry VIII : Grâce à Dieu, en effet. Ca devrait être un joyeux noël. En l’absence d’une reine, j’ai demandé à Lady Mary d’organiser les festivités. Mon fils sera également présent pour ses premiers devoirs. My Lords. (Tout le monde part sauf Thomas Seymour) Sir Thomas. On m’a dit que vous considériez mon jugement sur le comte de Surrey beaucoup trop indulgent. Vous avez dit qu’il méritait une plus grande sanction.

Thomas : Votre Majesté, je pensais…

Henry VIII : A quoi pensiez-vous ? A votre place, je ne réfléchirai pas si cela m’amène à la mauvaise conclusion. Sortez, Tom.

Thomas : Majesté.

 

Les festivités de noël commencent.

Lord : Vous êtes ravissante.

Lady Mary : My Lord.

Lord : Je vous souhaite un joyeux noël.

 

Catherine Parr : Lady Mary.

Lady Mary : Catherine. Comment se porte Lord Latimer ?

Catherine Parr : Pas mieux. Il n’avait pas assez de force pour venir à la cour.

Lady Mary : Vous m’en voyez désolée. Je prie pour vous deux.

Catherine Parr : Je vous en remercie. Je lui transmettrai vos bonnes paroles, et joyeux noël.

Lady Mary : Joyeux noël, Catherine.

 

Voix : Son Excellence, l’ambassadeur de France.

Lady Mary : Excellence.

Marillac : Lady Mary. Enchanté. Je persiste à croire que vous seriez une épouse idéale pour le Duc d’Orléans.

Lady Mary : Je suis honoré de votre considération.

Marillac : Je vous ferai envoyer son portrait.

 

Voix : Le prince Edward et Lady Elizabeth.

Elizabeth : Edward ! Edward ! Ne soyez pas si impatient.

Voix : Le comte et la comtesse de Hertford.

Edward Seymour : Prince Edward. Mes seigneurs, puis-je vous présenter le prince, Prince Edward.

Prince Edward : My Lords. Vous êtes les bienvenus à la cour de Sa Majesté pour célébrer noël.

Homme : C’est très aimable à Votre Grâce de s’adresser à nous en personne.

Prince Edward : Je me suis entrainé.

Elizabeth : Fort bien. Venez maintenant.

Edward Seymour : My Lords, le roi a une offre à vous faire. Nous devrions signer un traité de paix entre nos pays et un précontrat de mariage entre le Prince Edward et la jeune princesse Mary d’Ecosse. Le roi n’ignore pas… les difficultés que vous pourriez rencontrer. C’est pourquoi, si vous acceptez, vous serez largement récompensé et libres de retourner en Ecosse. Je suis sûr que vos familles doivent beaucoup vous manquer à cette époque de l’année. Je n’ose imaginer ce que je ressentirais si j’étais séparé de ma femme adorée.

 

Lady Mary : Votre Grâce. Bon retour à la cour. La duchesse ne vous accompagne pas ?

Charles : Non, elle est… La duchesse fait comme bon lui semble. Nous vivons pratiquement séparés.

Lady Mary : Je suis désolée. Je vais prier pour votre réconciliation.

Charles : Comment va le roi ?

Lady Mary : Il a traversé une mauvaise passe comme vous vous en doutez. Il désespérait de trouver un jour son bonheur su terre. Et soudainement ces dernières semaines son humeur a changé du tout au tout. Pourquoi, je ne peux l’expliquer.

Charles : Peut-être le triomphe en Ecosse ? Ma Lady.

Lady Mary : Votre Grâce.

Voix : Sa Majesté, le roi !

 

Henry VIII : Joyeux Noël.

Lady Mary vient s’installer près du roi.

Thomas Seymour : Majesté.

Henry VIII : Quoi ?

Thomas : Lady Latimer est venue demander à Votre Majesté de dissiper les soupçons de trahison qui pèsent sur son mari, Lord Latimer.

Henry VIII : Où est-elle ? En quoi cela vous concerne-t-il, Tom ?

Thomas : En rien, Votre Majesté. Sauf que je suis un ami de la famille. Je suis convaincu de la loyauté de Lord Latimer envers Votre Majesté.

Henry VIII : Je pense que vous avez autre chose en tête et d’autres intentions… Non, non. Ne riez pas ! Je ne peux vous blâmer. Elle est restée très belle, et sera bientôt une veuve très riche. Faites-la venir.

Thomas se lève.

Thomas : Votre Majesté.

Henry VIII : Tom.

Thomas : Lady Mary.

Lady Mary : My Lord.

 

Charles : Mes excuses, votre Excellence. J’ai été loin de la cour ces derniers temps et je ne suis pas dans les confidences du roi. (Le roi lui fait signe de venir) Ambassadeur, excusez-moi.

Henry VIII : Votre absence de la cour fut longue, Votre Grâce !

Charles : Seulement pour m’occuper de mes domaines, Votre Majesté.

Henry VIII : J’aurais plutôt pensé que vous cherchiez à m’éviter. Vous pensez que je vous en veux encore. Vous avez raison d’être prudent, Votre Grâce. Il n’est pas très avisé de négliger son souverain si longtemps.

Charles : Oui, Votre Majesté.

Henry VIII : Passons, je veux que vous fassiez quelque chose pour moi.

 

 

Valet : Votre Grâce.

Charles : Je dois parler à votre maitre.

Valet : Hélas, Votre Grâce, mon maitre est alité avec la goutte et souffre énormément.

Chapuys : Non, non. Faites-le entrer. Veuillez me pardonner, Votre Grâce.

Charles : Bien sûr. J’ai quelque chose pour vous.

Chapuys : Est-ce d’une grande importance ?

Charles : Il s’agit d’une proposition de traité secret entre nos maitres. La récente saisie de navires marchands anglais dans les ports français et la nouvelle amitié entre le roi Français et les Turcs ont fait déborder le vase. Le roi Henry promet son soutien à l’Empereur lorsque ce dernier le désirera. Il promet également d’envahir la France conjointement avec l’armée impériale.

Chapuys : Votre Grâce me comble plus encore que s’il avait apporté un remède contre la goutte ! Je vais m’assurer que ceci soit délivré à l’Empereur immédiatement et vous pouvez être sûr qu’il l’accueillera avec le plus grand plaisir.

 

 

Risley : Votre Majesté, Lady Latimer est ici.

Catherine Parr : Votre Majesté.

Henry VIII : Lady Latimer. Je tenais à vous informer moi-même qu’il n’y a aucune suspicion de trahison envers votre mari, encore moins envers vous et votre famille.

Catherine Parr : Merci, Votre Majesté.

Henry VIII : Je comprends très bien le désarroi de Lord Latimer pendant la rébellion. Je sais aussi que vous et vos beaux enfants avez été brutalement emprisonnés par le traitre Robert Aske. Vous avez dû avoir peur, My Lady.

Catherine Parr : Je craignais plus à l’époque pour la sécurité et la santé de mon mari.

Henry VIII : J’ai appris que Lord Latimer se portait mal.

Catherine Parr : Il est en effet gravement malade, Votre Majesté, et ces jours sont comptés.

Henry VIII : Vous n’avez pas eu d’enfants avec lui ?

Catherine Parr : Non, Votre Majesté.

Henry VIII : Non plus par votre premier mari ?

Catherine Parr : Ah. Non. J’ai épousé Edward Borough à 17 ans, le fils de Lord Borough. Mais il est mort 3 ans plus tard.

Henry VIII : On le disait fou, est-ce vrai ?

Catherine Parr : Ce n’était pas un mariage heureux, Votre Majesté.

Henry VIII : Pensez-vous qu’une telle chose existe ?

Catherine Parr : Oh, oui ! J’y crois de tout mon cœur. Oh ! Ah… excusez mon impertinence.

Henry VIII : Non, non, non, non. Je vous félicite, Lady Latimer, pour votre optimiste sans faille.

 

 

Risley : Votre Grâce, Sa Majesté vous a envoyé ces documents.

Gardiner : Merci, Mr Risley. Ah, Mr Risley, vous savez certainement que le roi a signé un traité avec l’Empire, le gardien du catholicisme ! Par conséquent, je ne vois pas pourquoi nous ne commencerions pas à chasser les luthériens et les évangéliques du royaume de Sa Majesté.

Risley : Pensez-vous qu’il y en a beaucoup ?

Gardiner : J’en suis sûr ! Ils se répandent comme de la vermine. Ils répandent leur hérésie partout. Certains sont même très proche du roi.

Risley : Et nous devrions les débusquer ?

Gardiner : Exactement. Et les brûlés sur le buché de Smithfield. N’êtes-vous pas d’accord, Mr Risley ?

 

 

Lord Latimer : Un paquet, mon cœur ? De la part de qui ?

Catherine Parr : Du roi.

Lord Latimer : Le roi ? Un paquet du roi ? Et bien, qu’attendez-vous pour les ouvrir ?

Catherine Parr : Rien…

Lord Latimer : Ouvrez-les donc. Qu’est-ce ?

Catherine Parr : Des fronces… et des chemises. Pour des robes.

Lord Latimer : Laissez-moi voir. Sont-ils à la mode ?

Catherine Parr : Oui.

Lord Latimer : Pourquoi le roi vous envoie-t-il des cadeaux ?

Catherine Parr : Je ne sais pas, je devrais peut-être les lui rapporter.

Lord Latimer : Vous ne pouvez refuser des cadeaux du roi. Vous devez le remercier.

Catherine Parr : Je ne sais pas pourquoi il m’a offert cela.

Lord Latimer : Je pense que vous savez, mon amour. Vous savez. J’ai l’impression d’être déjà mort.

 

 

Gardiner : J’invite sa gracieuse Majesté, le roi Henry VIII, de jurer devant Dieu et ces témoins de respecter ce nouveau traité entre Sa Majesté et le roi Charles V, Empereur du saint empire romain germanique. Ce traité d’entente mutuelle contient l’obligation de déclarer la guerre à la France d’ici deux ans. Sa Majesté a promis d’y envoyer 40 000 soldats. Votre Majesté, jurez-vous de respecter toutes les conditions de ce traité ?

Henry VIII : Je le jure, que Dieu m’en soit témoin.

Gardiner : Signerez-vous le traité ?

Henry VIII : Je le ferai.

Thomas Seymour : Enfin vous hommes verront la France.

 

Marillac : Excellence, est-il vrai qu’un nouveau traité a été signé entre Sa Majesté et l’Empereur ? Je ne comprends pas. Hormis la volonté d’affaiblir la religion chrétienne, qu’est-ce qui pourrait faire oublier à l’Empereur l’insulte que le roi d’Angleterre lui a faite, en divorçant de sa tante ?

Chapuys : Cette insulte est depuis longtemps oubliée, Monsieur Marillac.

Marillac : Vous ne démentissez donc pas que le désir de votre maitre est d’affaiblir la religion chrétienne.

Chapuys : Je le déments formellement. Je pense que ces ambitions sont plutôt celles des Turcs, qui sont les alliés de votre roi !

Charles : Excellences !

Marillac : Votre Grâce.

Charles : Je vous transmets formellement une déclaration de guerre envers votre pays.

 

 

Valet : Lady Latimer est ici, Sir Thomas.

Thomas : Mon Dieu, regardez-vous ! Vous êtes magnifique. Catherine ? Qu’y a-t-il ?

Catherine Parr : Cette robe est un cadeau.

Thomas : Un cadeau ? De la part de qui ?

Catherine Parr : Du roi.

Thomas : Depuis quand le roi vous envoie des cadeaux ?

Catherine Parr : Récemment. Je n’ai rien fait pour cela !

Thomas : Non, bien sûr que non. Ce n’est pas votre genre.

Catherine Parr : Vous me croyez, n’est-ce pas ? Dites-moi que vous me croyez. Thomas, je vous aime. Je n’ai jamais cherché les faveurs du roi, je n’en veux pas.

Thomas : Vous ne voudriez pas devenir reine d’Angleterre ?

Catherine Parr : Non, pour l’amour de Dieu ! Vous savez ce qui arrive à ses reines ! Tout le monde sait ce qu’il se passe. Thomas, j’ai peur.

Thomas : N’ayez crainte. C’est simplement un homme seul qui vous a remarqué.

Catherine Parr : Je l’espère.

 

Le conseil est à nouveau réunit.

Edward Seymour : Votre Majesté doit savoir que la reine régente d’Ecosse a donné son accord pour que des négociations commencent pour un contrat de mariage entre sa fille Mary, qui sera bientôt couronné reine d’Ecosse, et votre fils, le prince Edward. Une fois les négociations terminées, un traité sera signé, unifié par là même les couronnes anglaises et écossaises comme Votre Majesté l’a toujours voulu.

Henry VIII : Il semble que les nobles écossais se soient soumis à ce que nous leur demandions.

Edward : Majesté, avec une infante reine, une noblesse mécontente, et l’absence du soutien français, quel autre choix ont les Ecossais ?

Henry VIII : Je suis d’accord. Je vous demande simplement de faciliter ces négociations et de ne pas laisser passer cette opportunité. Je ne fais pas toujours confiance aux Ecossais. Votre Grâce, vous souhaitiez aborder une chose ?

Gardiner : Votre Majesté, j’ai le regret de vous informer que nous avons découvert plusieurs hérétiques au sein même du Palais de Sa Majesté.

Henry VIII : De qui parlez-vous ?

Gardiner : Les musiciens de la chapelle royale.

Henry VIII : Tous ?

Gardiner : Le chef de Chœur, John Marbeck, est accusé d’être calviniste. L’organiste, Robert Testwood ainsi que Edmund Harman, un chanteur. Avons-nous votre permission de les arrêter et de les questionner ?

Henry VIII : Votre Grâce, je vous la donne. Il n’y aura pas d’évangéliques ou de traitres dans ce palais. Et à ceux qui souhaitent changer ou pousser la réformation de l’église à l’extrême, je leur dis ceci : rien ne changera au sein de l’église anglicane aussi longtemps que je vivrai.

 

 

Sergent : John Marbeck ! Robert Testwood ! Edmund Harman ! Vous êtes en état d’arrestation.

Garde : Attrapez-le !

 

Testwood est dans les appartements d’Edward Seymour.

Edward : Vous n’auriez pas du venir ici, Mr Testwood.

Testwood : My Lord, je n’avais nulle part où aller. Aidez-moi. Je vous en prie.

Edward : Il n’y a rien que je ne puisse faire sans me compromettre moi-même, ce que je ne risquerai pas de faire.

Lady Hertford : Gardiner ne fera que vous interrogez. Si vous répondez comme il le souhaite à ses questions, qu’avez-vous à craindre ?

Testwood : Je crains, Madame, que Sa Grâce utilisera d’autres moyens de persuasion, vu que c’est la façon de faire ces derniers temps.

Edward : Alors vous devez avoir confiance en votre foi, Mr Testwood. Nous savons que le jour où nous marcherons vers le Christ doit arriver. Si nous en avons peur, ou que nous nous en défilons, nous ne pouvons pas nous appeler de vrais chrétiens.

Lady Hertford : Et s’il s’avère que le nom de mon mari est évoqué, je vous assure que votre famille en subira les conséquences. Votre femme adorée et vos deux enfants.

 

Chapuys rend visite à Lady Mary.

Chapuys : On m’a dit que vous étiez malade, Lady Mary. Rien de très grave, j’espère.

Lady Mary : Je vous remercie. Les médecins m’ont saigné une ou deux fois, et je me porte mieux désormais.

Chapuys : C’est la volonté de Dieu.

Lady Mary : Oui, la volonté de Dieu. Donnez-moi des nouvelles de la cour. Le roi songe-t-il à se remarier ?

Chapuys : Une nouvelle loi a été édictée. Elle requiert de la femme que le roi épousera, qu’elle relève tout acte sexuel répréhensible. Sincèrement, My Lady, cela réduit grandement leur nombre. Les femmes de la cour, comment dire cela, ne sont pas forcément connues pour leur vertu.

Lady Mary : Je pense tout de même que le roi souhaite se remarier. Il est vrai qu’il a déjà un fils, mais il en a besoin d’un deuxième pour être rassuré, au cas où le premier viendrait à mourir.

Chapuys : Vous avez raison. Et pourtant, qui voudrait épouser un roi qui soit éloigne ses femmes ou soit les tue ?

 

Testwood est attaché au mur, du sang plein la chemise et Gardiner l’interroge.

Gardiner : Maitre Testwood. Nous avons trouvé plusieurs objets hérétiques dans votre maison pour vous condamner pour calvinisme. Cependant je vous sauverai avec plaisir, mais vous devez m’aider d’abord. Réfléchissez. La douleur que vous ressentez maintenant n’est rien comparée à celle que vous infligera le feu. Et cela uniquement parce que vous avez faussement, à tort, traitreusement protégé vos supérieurs. Si seulement vous me donniez leur nom. Soyez raisonnable ! Il y a ce portier du roi, Sir Philip Holby. Fait-il partie de votre cercle d’hérétiques ?

Testwood : Non.

Gardiner : Dr Simon Heynes, le doyen d’Exeter ? Vous avez chanté pour lui je crois, non ? Est-il un hérétique lui aussi ? Et quand est-il du comte d’Hertford ? Donnez-moi le comte d’Hertford, et je vous rends votre vie.

 

 

Homme : Un excellent plan, Votre Majesté.

Femme : De tous les romans celui-ci reste mon préféré, vous ne pensez pas ?

Henry VIII : Comment va votre mari, Lady Latimer ?

Catherine Parr : Malheureusement il est alité, Votre Majesté, et a rédigé son testament.

Henry VIII : Je suis désolé d’apprendre cela.

Catherine Parr : Je tiens à vous remercier, Votre Majesté, pour cette robe magnifique, ainsi que vos autres présents, que je n’ai rien fait pour mériter.

Henry VIII : Vous aviez l’air si triste, ma Lady. Je suis sûr que ces derniers mois ont été très difficiles pour vous. Je voulais vous donner quelque chose pour vous remonter le moral, pour vous voir sourire. Voilà. Nous serons bientôt en guerre avec la France. Qu’en pensez-vous, Lord Suffolk ?

Charles : Il était temps, Votre Majesté.

Henry VIII : En effet. Cette guerre sera l’occasion pour nous de surpasser les glorieux exploits d’Henry V à Agincourt. Et vous, Lord Surrey ?

Surrey : Majesté, les gens de mon espèce désirent constamment être au front. Et quel meilleur terrain que la France ?

Henry VIII : Jouez-vous aux cartes, Lady Latimer ?

Catherine Parr : Oui, Votre Majesté.

Henry VIII : Bien.

Lady Mary : Le roi a l’air d’apprécier Lady Latimer.

Chapuys : C’est vrai. Et vous savez que lorsqu’il s’entiche d’une personne ou d’un objet, il va souvent jusqu’au bout.

Lady Mary : Peut-être est-ce la raison de sa bonne humeur.

Charles : My Lords. Savez-vous ce qui est arrivé à ces musiciens qui ont été arrêtés ?

Edward : Gardiner les interroge. Leurs réponses n’ont pas été satisfaisantes et ils ont tous 3 été transférés à la Tour. Puis-je demander en quoi cela vous inquiète ?

Charles : Oui. Vous devriez.

Thomas : Excuse-moi, mon frère.

Thomas se lève pour observer Catherine Parr jouer aux cartes avec le roi.

Henry VIII : Votre main, ma Lady. Votre récompense.

Catherine Parr : Non, Votre Majesté.

Henry VIII : Je vous en prie.

Catherine Parr : Votre Majesté, je ne peux pas.

Henry VIII : Regardez à l’intérieur.

Catherine Parr : Votre Majesté, bien que je sois très touchée, et flattée, je ne peux accepter cet anneau.

Henry VIII : S’il vous plait, acceptez-le pour moi.

Catherine Parr : Merci.

Henry VIII : De rien. Sir Thomas ! J’ai une excellente nouvelle pour vous.

Thomas : Majesté ?

Henry VIII : Vous partez pour Bruxelles, en tant qu’ambassadeur permanent à la cour du régent des Pays-Bas. Cela vous plait-il, Sir Thomas ?

Thomas : Je… Je suis très reconnaissant envers Votre Majesté.

Henry VIII : Bien.

 

Charles est désormais seul avec le roi.

Charles : Votre Majesté envisagerait-elle un autre mariage ?

Henry VIII : Peut-être bien.

Charles : Et une guerre contre la France ?

Henry VIII : C’est certain.

Charles : Vous désirez vraiment combattre à nouveau ?

Henry VIII : Oui, pas vous ? Je le pensais pourtant.

Charles : Et… prendre une autre épouse ?

Henry VIII : Oui. N’en suis-je plus capable ? Avoir une autre femme ? D’autres enfants ? D’être moi-même enfin ?

 

Catherine Parr est auprès de son mari souffrant.

Prêtre : Requiem aeternum dona es Domine, et Lux perpetua Au Luceat.

Catherine Parr : John. John, je dois te dire quelque chose. John.

Lord Latimer : Va en enfer…

Prêtre : In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Amen.

 

Risley et Edward Seymour rendent visite à Catherine Parr.

Edward : Catherine Parr, nous sommes envoyés par le roi pour vous offrir, après que vous ayez fait le deuil de votre précédent époux, la main de Sa Majesté en mariage. Sa Majesté vous apprécie plus que toute autre femme dans son royaume et espère vous trouver disposée à accepter son offre, auquel cas il sera le plus heureux des hommes d’Angleterre et vous la plus heureuse des femmes.

 

FIN

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