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#303 : La Trahison

Henry se réconcilie avec ses deux filles Mary et Elizabeth avant Noël. Au sein du groupe de rebelles, des trahisons sont découvertes ce qui met à mal les promesses de bienveillance du roi à leur égard.

 

 

 

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Titre VO : Dissention and Punishment - Titre VF : La Trahison
Diffusion US : 19 avril 2009
Diffusion FR : 18 juillet 2010

Réalisé par: Ciaran Donnelly
Ecrit par: Michael Hirst
Acteurs secondaires: Sarah Bolger (Princesse Marie), Max Bown (Edward Seymour), Mark Hildreth (Reginald Pole), Charlotte Salt (Lady Ursula Midelton), Claire Mccauley (Princesse Elizabeth)

Fêtes de Noël, Londres 1536…

Rich : Mon Dieu, comment pouvons-nous imaginer bannir l’adultère, la superstition et les rites obsolètes de nos églises alors qu’ils sont toujours en pratique à la cour.

Aske : Quand rencontrerai-je Sa Majesté, Milord ?

Edward Seymour : Très bientôt. Sa Majesté brûle de s’entretenir avec vous. En attendant, il vous suggère de rédiger une longue déclaration de tout ce que vous avez fait pendant la rébellion, ainsi que les raisons de vos actes.

 

Holbein dessine Lady Misseldon qui pose pour lui, quand soudain on rentre sans frapper.

Holbein : Ne bougez pas. Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? Vous n’avez pas le droit d’être ici.

Tavistock : Oh mon Dieu, c’est pourtant vrai. Je ne peux pas le croire.

Holbein : Sortez, sortez.

Tavistock : Non. C’est ma fiancée. Eh bien, puis-je…

Lady Misseldon : Non, je ne…

Tavistock : Vous n’avez rien à faire ici.

Holbein pousse Tavistock et le fait tomber.

Holbein : Je vous avais prévenu.

Lady Misseldon : Est-il mort ?

 

Le roi est avec Sir Francis.

Valet : Maître Holbein.

Henry VIII : Maître Holbein.

Holbein : Votre Majesté. Je dois demander pardon à Votre Majesté.

Henry VIII : Pardon ? Pourquoi donc ?

Holbein : J’ai commis une agression dans l’enceinte de la cour.

Henry VIII : Une agression ? Vous ? Mais vous êtes un artiste.

Holbein : J’étais en train de faire le portrait de Lady Misseldon que Votre Majesté a commandé, mais un gentleman a fait irruption dans la pièce.

Henry VIII : Et qu’avez-vous fait ?

Holbein : J’ai poussé le gentleman dans les étagères.

Henry VIII : Vous avez bien fait, Maître Holbein. Je vous pardonne bien volontiers, j’aurais moi-même agi de même. Finissez vite. Je ne peux pas attendre.

Holbein : Merci, Votre Majesté.

Henry VIII : Maître Holbein.

Holbein sort.

Valet : Sir Robert Tavistock.

Henry VIII : Sir Robert, apparemment vous avez été agressé.

Tavistock : Votre Majesté, j’ai une grave accusation à faire connaitre contre Maître Holbein. Je suis fiancé à une jeune femme et je l’ai surpris qui la peignait. Nue.

Henry VIII : Nue ?

Tavistock : Oui, Votre Majesté. Sur un lit, comme une espèce de courtisane. Je demande à Votre Majesté de punir sévèrement Monsieur Holbein, pour sa lubricité, son immoralité, et sa violence en mon endroit.

Henry VIII : Vous n’avez pas à faire à Maître Holbein, mais à moi. Je vous le dis franchement. De 7 paysans je peux faire 7 lords. Mais de 7 lords, je ne pourrais faire un seul Holbein. Alors dites-moi honnêtement si vous voulez toujours que je punisse Monsieur Holbein ?

Tavistock : Non, Votre Majesté. Je demande pardon à Votre Majesté. Je suis le plus humble et obéissant serviteur de Votre Majesté, et ne porte pas plainte contre Maître Holbein.

Henry VIII : Bon gars. Joyeux Noël, Sir Robert.

 

Mary : Majesté ?

Henry VIII : Mon cœur.

Mary : Puis-je vous présenter quelqu’un ?

Henry VIII : Volontiers.

Mary : La comtesse de Salisbury était mon ancienne gouvernante.

Henry VIII : Je le sais. Je connais très bien cette dame. Lady Margaret ?

Margaret : Votre Majesté.

Henry VIII : Vous êtes la bienvenue ici à la cour. Je sais que vous ne quittez que rarement votre belle demeure.

Margaret : C’est vrai. Je préfère une existence basée sur la piété et les valeurs traditionnelles, Majesté.

Henry VIII : Vous êtes un exemple pour chacun à la cour. Comment va votre fils, Reginald Pole ? Etudie-t-il toujours en Italie ?

Margaret : Oui, absolument, Votre Majesté. Il est en ce moment à l’université de Padoue, et a plus de raisons que beaucoup d’être reconnaissant envers Votre Majesté puisque jusqu’à très récemment vous régliez ses frais de scolarité.

Henry VIII : Je lui manifestais un grand intérêt. Il promettait beaucoup en tant qu’érudit,  et en tant que cousin, cependant, quand il refusa mon offre de faire de lui le plus jeune évêque de Winchester, je me souviens que j’ai dû le frapper.

Margaret : Votre Majesté doit croire que ce n’était pas de l’ingratitude de la part de Reginald. Non, non. Il était en larmes quand il a quitté Votre Majesté. La vérité est que mon fils est trop érudit dans l’âme et aime trop ses livres pour avoir l’ambition d’une charge ou d’une quelconque notoriété.

Henry VIII : Enfin, après tout, je lui pardonne.

Margaret : Majesté.

Henry VIII : Lady Salisbury. Mesdames vous conspirez quelque chose toutes les deux.

Jane : Nous voulions toutes deux vous présenter quelqu’un d’autre pour ces fêtes de Noël.

Henry VIII : Fort bien.

Servante : Votre Majesté, voici…

Henry VIII : Ma fille Elizabeth. Vous n’avez pas besoin de me le dire. Venez ici, mon enfant.

Elizabeth : Votre Majesté. Ca va ?

Henry VIII : Ca va bien, ma petite. Venez ici. Attention. Je suis en famille.

Edward Seymour : Votre Majesté, Monsieur Robert Aske.

Aske : Majesté.

Henry VIII : Monsieur Aske. (Il se lève lui tend la main) Venez. Je suis très heureux de vous voir, Monsieur Aske. Longtemps j’ai été mal informé des raisons, des troubles dans le Nord du Royaume. Mais j’ai lu votre rapport qui me paraît honnête et complet et je suis maintenant persuadé du bien fondé de votre cause. Je considère le bien commun du royaume, et l’amour de mes sujets, Monsieur Aske, bien plus que toutes les richesses.

Aske : Les paroles de Votre Majesté m’emplissent d’une sincère humilité, et vous demande en toute humilité si Votre Majesté à l’intention de tenir ces promesses faites en son nom par sa grâce, le Duc de suffolk à Pontefract.

Henry VIII : Toutes sans exception. Le pardon général sera étendu à tous nos sujets du Nord. Il y aura des élections libres pour un parlement qui siègera à York, où les membres et hommes d’église pourront, sans risque de nous déplaire, parler librement et exposer leur savoir. De plus, après que Lord Suffolk soit venu parmi vous avec le grand sceau pour entériner ceci, afin de montrer le grand amour que nous portons à nos sujets du Nord, nous nous rendrons en personne à York. Et c’est là, Monsieur Aske, que ma reine sera couronnée.

Aske : Votre Majesté est pleine de grâce et de miséricorde. Je vous le jure. Vous ne trouverez pas de peuple plus aimant et loyal dans tout le royaume que dans le Yorkshire.

Henry VIII : Encore une chose. Vous avez écrit contre certains de mes conseillers, et protesté contre leur manque de noblesse.

Aske : Votre Majesté, je…

Henry VIII : Non, je vous approuve. Mais ne dites rien. Et maintenant, j’ai un cadeau pour vous.

Aske : Majesté, je…

Henry VIII : Joyeux Noël, Monsieur Aske.

 

Sir Francis est au lit avec une femme.

Femme : Tout cela est très divertissant. Mais vous ne savez même pas qui je suis, non ?

Sir Francis : Bien sûr que si. Vous êtes la femme d’Edward Seymour.

Femme : S’il nous surprenait il vous tuerait certainement.

Sir Francis : Vraiment ? Il a pourtant l’air si gentil. Froid, certes mais affable avec tous.

Femme : C’est une erreur que tout le monde fait.

 

 

Aske : Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, Amen.

Lady Mary : Monsieur Aske.

Aske : Lady Mary.

Mary : Je suis désolée de troubler vos prières.

Aske : Pas du tout, puisque vous en faites toujours partie.

Mary : Je suis venue vous apporter mon soutien, Monsieur Aske, car je sais que vous êtes ici pour accomplir la volonté de Dieu. Je fais confiance en Sa Majesté le roi pour qu’il vous accorde à vous et aux vôtres tous vos désirs.

Aske : J’ai bon espoir maintenant et j’ai toujours espéré qu’un jour vous accédiez au trône comme reine d’Angleterre, pour une meilleure protection de notre Foi. Milady, vous devez savoir, combien le peuple vous aime, ainsi que l’était votre mère avant vous. Que Dieu garde son âme.

Mary : Gardez ceci en mémoire de moi. Que Dieu vous bénisse et vous garde, Monsieur Aske.

 

 

Jane : Comment va notre père ? On m’a dit qu’il était tombé malade.

Edward : J’attendais un moment plus opportun pour vous le dire. Père est mort.

Jane : Mort ? Quand ? Pourquoi ?

Edward : Continuez de sourire. Il y a une semaine.

Jane : Une semaine ?

Edward : Oui, une semaine. Je me suis occupé des funérailles. Tout a été fait pour l’honorer.

Jane : Vous auriez dû me le dire. Je serais venue.

Edward : J’aurai aimé qu’il en soit autrement mais c’est ainsi. Votre place est ici, il faut que vous le compreniez. Plus tard vous pourrez vous rendre à son mausolée. (Le roi les rejoint) Ma sœur.

Henry VIII : Milady.

Femme : Je présume que vous lui avez annoncé pour son père. L’a-t-elle bien pris ?

Edward : Naturellement. Elle est la reine.

Henry VIII : Gentlemen. Hommes nobles et vénérables de ce pays. Je jure sur ma foi en Dieu et en St George que je n’ai pas seulement pardonné aux hommes du Nord sur le papier mais aussi librement au fond de mon cœur. C’est mon honneur que ces hommes portent maintenant la croix de St George, eux qui ont accepté mon pardon avec gratitude et entendent d’être d’aussi loyaux sujets qu’ils l’étaient avant leur regrettable insurrection. Ma reine et moi-même, vous souhaitons à vous tous, une nouvelle année très heureuse et très prospère.

 

Château de Pontefract…

Aske : Je vous l’affirme, le roi est un seigneur bon et miséricordieux qui nous a accordé autant qu’il le pouvait, tous nos souhaits et requêtes. C’est vrai. Je l’ai entendu de sa propre bouche qu’il a l’intention de constituer un parlement libre et équitable à York et d’y faire couronner la reine.

John : Des promesses, Monsieur Aske, rien que des promesses de plus.

Aske : Non, pas seulement des promesses. Lord Suffolk a reçu mission de venir ici apporter à la fois l’autorité, et le sceau du roi. Il m’a donné des réponses très rassurantes.

Darcy : Je dois vous dire, Monsieur Aske, bien que cela me soit désagréable de le faire, que depuis que vous êtes parti, il y a eu ici beaucoup de rumeurs et la méfiance envers le roi et son conseil s’est répandue.

Homme : Oui. Les pays du Nord ré-ouvrent les monastères et cette fois nous ne serons pas de nouveau trahis.

Aske : Dites-leur de me croire, John. Dites-leur d’attendre la venue de Lord Suffolk, car une nouvelle révolte maintenant compromettrait tout.

John : Robert, il fut un temps où rien n’était plus sûr que la promesse d’un prince, mais à présent nous pensons que ces promesses ne sont rien que de la poudre aux yeux du peuple. Et quand nous nous rebellerons de nouveau, nous ne croirons plus en aucune promesse…

Aske : Je ne peux pas le croire. Si vous ne voulez pas vous fier au roi, voulez-vous au moins vous fier à moi ? Ne vous ai-je pas bien dirigés jusqu’à présent ? N’ai-je pas obtenu un pardon pour l’ensemble d’entre nous ?

John : Mais avez-vous obtenu l’absolue promesse que le roi restaurerait nos monastères ?

Aske : Ma Grâce m’a assuré que tous ces points seraient débattus librement et ouvertement au parlement. J’ai confiance en lui. Il n’y a pas de propositions plus honnêtes et loyales, qu’un homme puisse attendre de son souverain.

John : Mais nous n’avons pas la moindre preuve.

Aske : Où allez-vous ? John, je vous adjure, pour l’amour de Dieu, de ne pas mettre cet accord en péril par des actions inconsidérées et des jugements hâtifs.

Ralph : Leurs plans sont déjà arrêtés, Monsieur Aske, et ils l’étaient bien avant que vous n’y allassiez.

John : Il n’y a pas d’accord, juste des promesses creuses. Ce qui fera bouger le roi ce sont les actes pas les paroles. Nous allons faire maintenant, ce que nous aurions dû faire auparavant. Rassembler les hommes.

 

 

Jane : J’aurais aimé que Lady Mary vive à la cour. Elle me manque beaucoup.

Lady Rochford : Oui, ainsi que Lady Elizabeth. N’est-elle pas l’enfant la plus délicieuse, intelligente et brillante ? La vie n’a été tendre pour aucune d’entre elles. Et bien que j’aie mon lot de soucis, j’espère n’avoir jamais les leurs.

Lady Misseldon : Votre Majesté.

Lady Rochford : Madame. Je ne sais si j’ai raison de vous en parle, mais le roi a pris Lady Misseldon comme maîtresse.

Jane : Il fait selon son bon plaisir. Quant à nous, Lady Rochford, il nous revient de l’honorer et de lui obéir. Ne soyez pas en peine pour moi, car j’ai une très bonne raison d’être heureuse.

 

Le roi découvre le portrait que lui a fait Holbein de Lady Misseldon.

Valet : Le Duc de Suffolk, et le Garde des Sceaux.

Henry VIII : Vous partez immédiatement pour le Nord.

Charles : Très bien, Votre Majesté.

Henry VIII : Afin de rétablir ordre et obéissance, vous ferez prêter serment, contraire aux chefs et gentlemen du Yorkshire et du Lancashire. Ils reconnaîtront qu’ils ont fait un serment à leur allégeance à leur roi et une grande offense à Dieu. Ils doivent complètement y renoncer et jurer d’être désormais nos fidèles et loyaux sujets. Ils doivent s’engager à obéir et à verser leur sang pour maintenir toutes nos lois et assister nos gens d’église dans leurs devoirs. S’ils ne prêtent pas serment, il n’y aura pas de clémence. Vous arrêterez ces personnes là où cela ne présentera pas de danger pour vous, et elles seront jugées, conformément à la loi puis exécutées.

Charles : Votre Majesté, quelles sont vos instructions concernant l’établissement du parlement de York ?

Henry VIII : Vous pouvez leur dire que cela nécessite du temps pour être mis en place.

Charles : Votre Majesté, j’ai… Je leur ai donné ma parole d’honneur.

Henry VIII : Laissez-moi rappeler à Votre Grâce que la rébellion est l’abominable péché qui appelle de fait la punition de Dieu, c’est Le péché d’entre les péchés. Car là où il n’y a pas d’ordre, il n’y a que liberté de la chair, péché et désordre Babylonien. Ces diables se sont emparés illégalement de mon royaume comme de moi-même, Charles. Ils doivent et seront punis pour cela.

Cromwell : J’approuve Votre Majesté. Si je pouvais me permettre…

Henry VIII : Non, vous ne le pouvez. Vous êtes de basse extraction, Monsieur Cromwell, et donc inapte à vous mêler des affaires du roi. Vous êtes renvoyés.

 

 

John : Eh Charlie.

Charlie : Capitaine Constable.

John : Ca y est, les hommes se rassemblent. Je vous trouve de bonne humeur.

Charlie : Oui, heureux que vous ayez répondu à l’appel.

John : Bien. Le reste nous rejoindra dès demain. Nous entrerons dans Carlisle, et attaquerons le château dès que possible. Qu’avez-vous là ?

Charlie : Des lapins.

John : Des lapins ! Et qu’allez-vous faire de cela ? Nourrir 5 000 hommes ? (Un cheval arrive seul, au galop. Puis un homme reçoit une flèche. Puis un autre…) Jésus ! Charlie ! Restez à terre ! Sortez ! Sortez !

 

Aske : Très bien. Donnez-lui de l’eau. Mon Dieu, que s’est-il passé ?

Homme : Monsieur Aske, nous étions rassemblés près de Carlisle, enthousiastes et prêts à donner l’assaut au château. Quand Sir Christopher Dacre et Lord Suffolk, sont sortis du château avec les hommes qui ont décoché des flèches. Puis, des hommes sont venus avec des leurs satanées chaînes, et ils ont capturé des tas. J’ai vu mes 2 garçons se faire tuer. Messieurs, nous sommes brisés.

Darcy : Et Monsieur Constable ?

Homme : Capturé.

 

 

Valet, apportant un courrier à Cromwell : Milord.

Cromwell : Nous l’avons eu. Ils ont brisé leurs engagements. Je veux voir le roi.

Valet : Oui, Milord.

Cromwell : Nous imposerons la loi martiale sur tout le Nord.

 

John est emmené devant Charles.

Charles : John Constable ?

John : Oui.

Charles : Niez-vous que vous avez été à la tête des capitaines de cette rébellion ?

John : Non. J’en suis fier.

Charles : Vous allez être emmené à Londres et interrogé sur les motifs de vos actes.

John : Vous voulez dire torturé, vous nous aviez promis un parlement, mais vous avez menti. Vous nous avez trahis. Vous n’avez jamais parlé sérieusement, n’est-ce pas ? N’est-ce pas,  Votre Grâce ?

Homme : Voici la liste de ceux qui refusent d’avouer leurs actes et signer le serment.

Charles : Combien ?

Homme : 74, tous à exécuter, Votre Grâce. (Les hommes sont attachés aux arbres pendant que les femmes assistent à l’exécution en criant et pleurant) C’est fait, Votre Grâce. Vous savez que c’est l’ordre de Sa Majesté d’arrêter Lord Darcy. Sir Ralph Ellerker et Robert Aske. Ils vont être accusés de trahison mais il ne faut pas qu’ils le sachent.

 

Darcy : Votre Grâce sait probablement que Monsieur Aske, Sir Ralph et moi-même étions fermement et ouvertement opposés à cette nouvelle insurrection. Nous croyions et croyons toujours aux promesses, engagements et bonnes grâces de Sa Majesté.

Aske : Il est également vrai que rien ne pourrait être fait ou imaginé ici contre le roi sans que je ne vous en avertisse ainsi que le conseil.

Charles : Je suis assuré de votre loyauté envers Sa Majesté. Toutefois, le roi demande que vous repartiez vers le Sud avec moi pour lui raconter ces derniers évènements qui semblent contraire à ce qu’il espérait.

Darcy : Votre Grâce peut voir de ses propres yeux que je suis vieux et malade et incapable de voyager.

Aske : Autorisez-moi à parler ouvertement à Votre Grâce. Bien que j’aime le roi et que j’aie absolue confiance en lui, je sais qu’il me traiterait toujours avec équité et miséricorde. Je ne peux pas en dire de même de ses conseillers. J’aurais plutôt peur de tomber dans leurs griffes, Milord.

Charles : Autorisez-moi à vous rassurer. J’écrirai une lettre au roi et au conseil en votre faveur et vous la montrerai avant de partir.

Darcy : Alors, nous devons y aller.

Charles : Oui, c’est l’ordre du roi.

Darcy : Il me reste donc à espérer que Dieu ait pitié de nous.

Femme de Aske : Dieu vous bénisse et vous garde, mon très cher époux.

Aske : Vous aussi ma chérie, mais tout se passera bien car j’ai confiance en l’honnêteté de Sa Grâce. Il m’a montré une lettre adressée au conseil nous concernant, et qui nous était favorable. Il a dit que nous sommes encore dans des bonnes grâces et je doute qu’il ne nous arrive le moindre mal. Du reste, qu’aurait-il encore à y gagner, dès lors que le Nord sera maintenant pacifié ? Ne pleurez pas ma fille. Vous êtes une jeune fille du Yorkshire, et les jeunes filles du Yorkshire ont une âme de fer, comme celle de votre bonne mère. (Il prend sa famille dans ses bras) Vous me reverrez bientôt, je vous le promets.

Charles : En avant !

 

Jane mange et Henry VIII la regarde.

Henry VIII : Je vous vois remanger des œufs de caille, mon cœur ? Vous en avez déjà mangé hier.

Jane : Oui, Votre Majesté. J’ai développé un goût particulier pour ces œufs.

Henry VIII : Un goût particulier ?

Jane : Absolument. Pour certaines raisons, j’ai une envie irrépressible de manger des œufs de caille.

Henry VIII : Disposez ! Je crois que vous êtes enceinte.

Jane : Je le suis. (Il se lève pour aller près d’elle) Mon amour.

Henry VIII : Ma reine.

 

 

Edward Seymour : John Constable, vous n’êtes qu’un gueux et un traitre infâme et impardonnable à Sa Majesté le roi. Rien ne peut vous sauver.

John : Seigneur. Pardonnez-moi, Seigneur !

Edward : Gardes, tenez le fermement sur la table !

John : Doux Jésus, Dieu, Jésus…

Edward : Allez au diable…

 

 

Aske : …Lord Darcy, Votre Grâce, je pense que le voyage l’a épuisé.

Charles : On prend soin de lui. Voici Sir Francis Bryan.

Sir Francis : Monsieur Aske.

Aske : Sir Francis.

Sir Francis : J’ai ordre de vous mener à la Tour.

Aske : Mais…

Sir Francis : C’est pour votre sécurité. Vous serez logé très confortablement. Monsieur Cromwell désire vous poser quelques questions.

Aske : Je vous ai fait confiance, Votre Grâce.

Charles : Je vous jure que j’ai fait tout ce que je pouvais pour vous, Monsieur Aske.

 

Charles vient voir Cromwell.

Valet : Le Duc de Suffolk, Milord.

Charles : Vous avez demandé à me voir.

Cromwell : Oui, Votre Grâce.

Charles : Bien, expliquez vous-même ce que vous voulez.

Cromwell : J’ai ici quelques rapports.

Charles : Vous avez toujours des rapports, Cromwell.

Cromwell : Mais ceux-ci sont très intéressants. Ce sont des rapports qui me viennent de Carlisle où ont été prononcés des jugements contre des rebelles qui ont attenté à l’autorité de Sa Majesté.

Charles : Tout a été fait proprement et légalement. 74 rebelles ont été jugés et pendus.

Cromwell : C’est le problème. Un point sur lequel nous sommes tous d’accord c’est qu’il y avait au moins 40 000 rebelles armés dans le champ et pourtant Votre Grâce n’en a trouvé que 74 coupables.

Charles : J’ai fait pendre les meneurs et ceux qui étaient les plus coupables dans la rébellion. Masi étiez-vous là pour le vérifier ?

Cromwell : Je dois être honnête avec Votre Grâce, vous avez accusé de clémence excessive envers les rebelles, envers les moines récalcitrants et autres tenants de l’ancienne religion, les… le problème est de savoir si vous êtes en votre âme et conscience entièrement engagé dans la lutte contre les traitres et les rebelles ou si vous êtes toujours secrètement papiste ?

Charles : Qui m’accuse ?

Cromwell : Sa Majesté. Pas conséquent, Sa Majesté demande maintenant que vous retourniez dans le Nord et meniez des représailles efficaces dignes de ce nom contre ces rebelles et ces traitres. Vous devez faire là-bas un terrible exemple et enseigner à ces régions les vertus de la loyauté. 74 est un nombre inadéquat.

 

Cromwell rend visite à Aske et Darcy.

Aske : Puisque vous me parlez de vérité, je vous répondrai que dans toutes les régions du royaume le cœur des hommes a été blessé par la destruction des abbayes.  Parce qu’ils pensaient peut-être avec raison qu’il s’agissait du premier acte de la destruction de toute leur religion en Angleterre.

 

Cromwell : Dans cette lettre écrite par vous le 19 Janvier, vous écriviez pour rassurer le Maire de la commune de Pontefract « Je garderais un cœur royal envers Dieu et le roi » ce qui devient un peu plus loin : « suis un vrai pétitionnaire pour la défense du bien commun ». Vous avez signé cela, T. Darcy.

Darcy : Je me souviens de cette lettre. Mais je ne suis pas sûr de comprendre ce qu’elle a de coupable ?

 

Cromwell : Vous ne comprenez pas ? Mais c’est de propager de fausses idées et des inepties les églises paroissiales qui ont été détruites l’ont été pour avoir causé la rébellion.

Aske : Non, il y a eu rébellion parce que les abbayes avaient été fermées et brûlées.

 

Cromwell : C’était le 19 Janvier après que le roi ait accordé son pardon, la rébellion avait déjà pris fin.

Darcy : Mais j’avais compris que le roi avait aussi accordé un parlement libre où les sujets auraient pu exposer leurs griefs et leurs plaintes. Ma lettre n’avait de but que de…

Cromwell : Je vais vous dire ce qu’elle voulait dire, Milord. Ce qu’elle signifiait c’est que même après le gracieux pardon de Sa Majesté, vous n’aviez pas changé, votre cœur de traitre ni vos opinions. Vous continuiez à rechercher l’annulation des lois qui sont faites pour le bien de la communauté et vous voulez toujours déposer le roi. Dites-moi, pourquoi… étaient-ils si importants pour vous ?

 

Aske : Parce que les abbayes dans le Nord aidaient les pauvres et servaient Dieu dans la croyance du Seigneur. Elles étaient l’une des beautés de ce royaume pour tous les hommes comme pour les étrangers. Ils prenaient soin de leurs serviteurs, de leurs locataires, et de leurs communautés locales et toutes sortes de façons. Entretenant les ponts et les digues, veillant à ce que les filles et les garçons soient élevés dans la vertu. Et quand elles fonctionnaient les gens n’y trouvaient pas seulement un lieu d’apaisement pour leurs corps, mais également un refuse spirituel.

Cromwell : Donc vous reprochez ces suppressions et la suprématie du roi ?

Aske : Après de telles confessions, que le Seigneur nous pardonne.

 

 

Darcy : Ce n’est pas Monsieur Aske mais vous, qui êtes la cause première et principale de cette rébellion et de ces désastres et bien que vous puissiez assurément trouver le moyen de trancher la tête de tous les nobles du royaume, si vous le vouliez, il pourrait toujours en manquer une laquelle pourrait également à son tour trancher la votre.

Cromwell : Cela vous surprendrait-il d’apprendre, Monsieur Aske, que ce sont de très bonnes raisons. J’essaierai de vous trouver.

 

Catherine vient voir Charles, perdus dans ses pensées.

Catherine : Vous êtes ici depuis 2 jours et vous ne me parlez toujours pas comme si vous étiez malheureux.

Charles : Comment pourriez-vous le savoir ?

Catherine : Vous vous réveillez la nuit. Vous dites des choses.

Charles : Qu’est-ce que je dis ?

Catherine : Epanchez votre cœur.

Charles : Si je le fais, croyez-moi, tout changera. On me commande de retourner dans le Nord et d’y organiser la répression. Je dois exécuter plus de rebelles. Seulement cette fois-ci je devrai appliquer la procédure normale.

Catherine : Beaucoup ?

Charles : Oui, beaucoup. Beaucoup. Des centaines, des milliers. Je dois tuer des centaines d’hommes, de femmes, d’enfants sous peine de perdre l’affection de mon roi.

Catherine : Des femmes et des enfants ?

Charles : Je n’ai pas le choix.

Catherine : Mais si vous avez le choix ! Et s’il s’agissait de vos propres enfants ?

Charles : Je le ferais quand même.

 

Le roi Henry VIII rend visite à Aske.

Garde : Sa Majesté, le roi.

Henry VIII : Levez-vous, Monsieur Aske. Monsieur Cromwell m’a rapporté vos paroles. Je suis venu vous parler. A propos des abbayes et des maisons religieuses auxquelles vous tenez tant. S’il vous plait. (Il l’invite à s’asseoir) Vous avez une telle affection pour ces moines. Cependant je peux vous prouver à quel point ils sont loin d’être de bon religieux. Ils prétendent vivre une pauvreté volontaire, dans la chasteté et l’obéissance. Cependant ils amassent les biens et se mettent hors la loi. Ils sont les princes de la religion. Certes mais en dehors de notre autorité. Et de toutes les façons, que signifie la pauvreté volontaire ? Et ceci pour l’obéissance ! Dieu nous vienne en aide. Comment peuvent-ils être obéissants quand ils désobéissent à leur roi et seigneur à qui les commandements de Dieu demandent d’obéir en tout. Nous ne devrions pas penser à ces hommes comme à de bon religieux qui abandonneraient toutes possessions terrestres comme ils le prétendent mais plutôt comme à des clochards robustes et paresseux. Je vous aime bien, Monsieur Aske. Vous vous égarez peut-être parfois sur certains sujets, oui mais, vos erreurs sont honnêtes. Je sais qu’en votre cœur vous êtes le plus loyal de tous les hommes.

Aske : J’aime et je respecte Votre Majesté par-dessus tout. Jamais je n’essaierais de vous offenser.

 

Sir Francis : Majesté, l’oiseleur de Calais est ici.

Oiseleur : Majesté.

Henry VIII : Monsieur. Laissez-moi voir.

Sir Francis : Majesté.

Henry VIII : Des œufs de caille, Sir Francis, des œufs de caille. Pour nourrir la reine. Monsieur.

 

FIN

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pretty31, Hier à 09:44

Déjà 6 membres ont réussi, et sans indice ! Aucune connaissance de la série 13 RW n'est nécessaire. On vous attend

quimper, Hier à 20:51

Après cinq d'interruption, le quartier Sherlock reprend sa Suite de Mots également appelée Sherlock's Mind Palace.

quimper, Hier à 20:51

Vous pouvez également participer à la PDM. Alors n'hésitez pas à passer

juju93, Hier à 22:04

"Souvenir du P-L-anet" sur The L word : postez la photo de votre personnage masculin préféré. Et oui, il y a aussi des hommes dans TLW

CastleBeck, Aujourd'hui à 01:14

Le quartier Castle vous propose un sondage concernant The Rookie. Tout le monde peut voter, que vous ayez vous ou non les séries. Merci.

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