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#208 : Amour courtois

Sur ordre d'Henry, Jane Seymour entre à la Cour en tant que dame de compagnie de la reine Anne au grand dam de cette dernière qui l'accueille d'une froideur de glace.
Lorsque Henry est grièvement blessé suite à un accident survenu lors d'un tournoi de joute, sa succession devient alors le seul sujet de discussion à la Cour.

 

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Titre VO: Lady In Waiting - Titre VF: Amour courtois
Diffusion US: 18 Mai 2008
Diffusion FR: 23 Février 2009

Réalisé par: Dearbhla Walsh
Ecrit par: Michael Hirst
Acteurs secondaires: Padraic Delaney (George Boleyn), Max Brown (Edward Seymour), Stephen Brennan (John Seymour), Rebekah Wainwright (Catherine), David Alpay (Mark Smeaton), John Kavanagh (Le cardinal Campeggio), Emmanuel Leconte (Le roi François Ier), Laura Jane Laughlin (Margaret "Madge" Sheldon), Anthony Brophy (L'ambassadeur Chapuys), James Gilbert (William Brereton), Anita Briem (Jane Seymour), Stephen Hogan (Sir Henry Norris), Ronan Conlon (Rowland Lee), Joanne King (Jane Parker

GENERIQUE

 

 

Son frère accompagne Jane Seymour voir la reine Anne Boleyn.

Jane : Merci, Edward.

Edward : Ma sœur.

Servante : Lady Jane.

Jane : Oui.

Servante : Sa Majesté arrive. Vous ne devrez pas lui parler avant qu’elle ne vous y invite.

Jane : Oui.

La reine arrive.

Homme : Madame Seymour, veuillez poser la main sur la sainte Bible, jurer et promettre de servir Sa Majesté, la reine Anne, fidèlement, honorablement et  humblement. Jurez également et promettez de vous conduire de façon modeste, vertueuse et bonne, offrant toujours et à tous une apparence pieuse.

Jane : Je le jure et le promets.

Anne : Lady Jane.

Jane : Votre Majesté.

 

 

Valet : Le roi.

Chapuys, saluant Cromwell : M. le secrétaire. (Chapuys rejoint Brereton) J’ai réussi à obtenir une copie du rapport secret de l’autopsie de Katherine.

Brereton : Qu’a-t-on découvert ?

Chapuys : La plupart des organes étaient normaux, à part le cœur qui présentait une tumeur noire, hideuse, attachée à la paroi externe.

Brereton : Quelle en serait la cause ?

Chapuys : Son médecin, en qui j’ai toute confiance, m’a dit qu’une telle excroissance indiquerait qu’il y a eu empoisonnement. Si son corps avait été bien examiné, on en aurait vu les traces.

Brereton : Pauvre Katherine.

Chapuys : Non. Nul besoin de prier pour elle. Son âme sainte a le repos éternel. Mais je m’inquiète pour sa fille.

Brereton : Pauvre Mary.

Chapuys : Nous parlerons plus tard.

Chapuys redescend et Henry VIII l’intercepte.

Henry VIII : Excellence.

Chapuys : Votre Majesté.

Henry VIII : Il me faut féliciter votre maître. Il a pris Tunis aux Turcs.

Chapuys : Votre Majesté est bien informée. La menace d’une invasion turque a disparu grâce à la victoire de l’empereur. La paix suivra.

Henry VIII : Sera-t-elle suivie partout ?

Chapuys : Oui, avec l’aide de Dieu. Peut-être qu’un jour il n’y aura plus de guerres ou de menaces de guerre.

Henry VIII : En attendant ce jour béni, communiquez mon affection et mes félicitations à l’empereur. Dites-lui que… Dites-lui que, de tous les princes du monde, c’est lui que j’admire le plus. (Se détournant de l'ambassadeur) Cromwell !

 

Cromwell suit le roi, qui le plaque contre un mur.

Henry VIII : Ayant vaincu les Trucs, l’empereur peut lancer son armée contre tous. Il y a peu, j’aurais juré qu’il allait le faire. Mais plus maintenant. Avec la mort de Katherine, la cause de notre inimitié n’est plus. J’ai le désir de renouer mon amitié avec lui. Vous irez parler à Chapuys. Vous découvrirez le prix de cette amitié.

Cromwell : Oui, Votre Majesté.

Henry VIII : Où en sont nos réformes ?

Cromwell : La loi sur la dissolution des grands monastères sera présentée au parlement lors de la prochaine session.

Henry VIII : Bien. (Le saluant) Cromwell.

Cromwell : Votre Majesté.

Henry VIII : Il y a une autre chose. Vous avez une femme et un fils ?

Cromwell : Oui.

Henry VIII : Comment s’appelle votre fils ?

Cromwell : Gregory. J’avais aussi deux filles, mais elles sont mortes.

Henry VIII : Amenez votre femme et votre fils à la cour. J’aimerais les rencontrer.

Cromwell : Oui, Votre Majesté.

 

Le roi et la reine entrent dans l’église.

Cranmer : Vos Majestés. (S'adressant à Anne) Si Sa Majesté veut bien me suivre. (La reine Anne suit Cranmer, ainsi que ses servantes, et Henry sourit à Jane) Braves gens, bienvenue. Sa Majesté la reine vient, en ce jeudi saint, vous donner l’aumône, laver vos pieds.

Femme : Regardez ! Il y en a deux fois plus qu’avec l’autre reine.

Anne : Que Dieu vous bénisse.

 

Le roi François I rend visite au Pape, en tenue de pénitent.

Valet : Votre Sainteté, son Altesse Royale, le roi de France.

Pape : Votre Majesté. Vous venez à nous en pèlerin et en pénitent. Vous méritez certainement l’aide divine. De tout mon cœur, soyez le bienvenu à Rome.

François I : Votre Sainteté.

Pape : La mère de notre Eglise. D’autres quittent le droit chemin par vanité, avarice ou luxure, vous, vous nous restez fidèles, à nous et à la vérité du Christ.

François I : Comme un enfant à son père, je vous déclare ici, en présence de tous les princes de notre Sainte Eglise, que je serai heureux de donner ma vie pour vous servir en tout ce que vous désirerez.

Pape : J’ai décidé de mettre à exécution la bulle d’excommunication contre le roi Henry d’Angleterre. Un père doit toujours tenter de pardonner à ses enfants, mais les crimes d’Henry contre nous et notre foi sont trop profonds pour être pardonnés. De plus, il ne montre ni repentir ni contrition.

François I : C’est vrai. Le roi d’Angleterre a toujours été l’ami le plus difficile à supporter au monde. Il est extrêmement capricieux.

Pape : Dans ce cas, je suis certain de pouvoir compter sur vous pour exécuter la bulle.

François I : Votre Sainteté ?

Pape : Mon fils, vous comprenez sans doute que si j’excommunie un prince, alors ce prince n’est pas seulement séparé de Dieu. Il l’est aussi de la communion des fidèles. Son règne est rendu caduc. Et il est impératif pour la religion de le détrôner. Vous êtes un grand prince catholique. Vous avez des armées, des vaisseaux, des armes. Je vous demande, en toute humilité, en tant que votre Saint Père : envahirez-vous l’Angleterre ? Destituerez-vous et tuerez-vous l’apostat ? Ramènerez-vous enfin ce pays à notre religion ?

François veut répondre mais le pape le bénit et les cardinaux applaudissent...

 

Thomas Boleyn et Anne discutent tout en se promenant.

Thomas Boleyn : Les Seymour sont une vieille famille digne d’intérêts. Sir John s’est joint au roi lors de la campagne de France. Il a aussi deux fils, Edward et Thomas. Il paraît que l’un est calme et froid, l’autre, impulsif. Tous deux sont ambitieux et cupides. Même s’ils ont prêté serment, on ignore s’ils ont sincèrement, totalement, rejeté l’ancienne religion. Nous espérons le découvrir d’ici peu.

Anne : Et si nous le découvrons ?

Thomas : Alors, la vague de leur ambition pourra être détournée vers le reflux et nous n’entendrons plus parler d’eux.

 

Cromwell range son bureau.

Valet : Son Excellence, l’ambassadeur impérial.

Cromwell : Votre Eminence. Vous êtes le bienvenu. Je vous en prie, asseyez-vous.

Chapuys : Vous êtes trop aimable, M. le secrétaire.

Cromwell : Comme je vous l’ai dit, Sa Majesté a grand désir de faire alliance avec l’empereur. Je crois aussi que cette alliance serait très avantageuse pour ce pays.

Chapuys : J’en ai fait part à l’empereur. Lui aussi désire créer une alliance nouvelle et forte. Comme preuve de sa bonne volonté, je peux vous dire qu’il tentera de persuader Sa Sainteté, le pape Paul, de ne pas publier la sentence d’excommunication contre le roi, ce qui l’aurait privé de son trône.

Cromwell : Je suis sûre que Sa Majesté tiendra à exprimer son immense gratitude à votre maître. Et en échange ?

Chapuys : Dans ces circonstances, après la mort de sa tante bien-aimée, la reine Katherine d’Angleterre, l’empereur est prêt à offrir au roi son soutien dans la poursuite de son mariage avec Anne Boleyn. Mais à la condition que le roi déclare la Princesse Mary comme son héritière légitime.

Cromwell : Je comprends que ceci constitue une concession très généreuse de la part de l’empereur.

Chapuys : Il supplie le roi de comprendre qu’il ne pourrait aller plus loin.

Cromwell : Je transmettrai cette proposition à Sa Majesté.

Chapuys : Avec votre soutien ?

Cromwell : Même avec mon soutien, Votre Excellence, ce ne sera peut-être pas si simple.

 

 

Mark : Elle est jolie.

Wyatt : Qui ?

Mark : Lady Jane Seymour. Elle est nouvelle à la cour.

Wyatt, tendant un papier à Mark : Lisez.

Mark : "Si c’est ta volonté de fuir la rage d’un désir cruel, tâche de demeurer libre du joug des entraves sensuelles." « Joug des entraves sensuelles. » Ca me plaît.

Wyatt : Alors, vous ne le comprenez pas. Ce désir qui le mène est si cruel... Jusqu'au jour où on voit les fruits de cette esclavage au bout d’une corde…

 

 

alet : Lady Jane Seymour ?

Jane : Oui ?

Valet : Pardonnez-moi, quelqu’un ici, un ami, souhaite vous parler en privé.

Jane : Quel ami ?

Valet : Par ici, madame.

Jane entre dans la chambre du roi et le valet ferme la porte derrière elle.

Henry VIII : Jane.

Jane : Votre Majesté.

Henry VIII : Je ne vous demande qu’une chose. Que vous me permettiez de vous servir et de vous adorer tel Lancelot qui servit et adora Guenièvre. Ma douce, gente dame, me le permettrez-vous ?

Jane : Je vous le permets.

Henry VIII : Puis-je vous baiser la main ? Ma chère.

Il se lève et part, souriant.

 

Anne est avec son frère dans sa chambre. 

Anne : Les connais-tu ?

George : Qui ? Je connais qui ?

Anne : Les Seymour.

George : Peut-être ai-je rencontré Edward, le fils aîné. Il est totalement glacial. Je ne connais que lui. Les crains-tu ?

Anne : Père pense qu’ils soutiendraient Mary en secret.

George : Mary, Mary... Dommage qu’elle ne tienne pas compagnie à sa mère.

Anne : Elle serait encore malade. Et le roi aurait permis son retrait du service d’Elizabeth pour son bien-être.

George : C’est un geste de bonté, sans plus.

Anne : Non. Il l’aime. Il l’a toujours aimée, l’aime encore, même s’il prétend le contraire.

George : Est-elle très malade ?

Anne : Oui. Très, m’a-t-on dit. Elle a de la fièvre et elle vomit.

George : Alors, avec la grâce de Dieu, on n’aura pas à se mêler de ses affaires, après tout.

 

John, Jane et Edward Seymour sont réunis.

John Seymour : Le roi a offert de te servir ?

Jane : Oui, père.

John : Cela ne m’étonne pas. Cela signifie qu’il ne veut pas d’une conquête facile.

Edward : Il a de l’affection. Il importe que celle-ci soit soigneusement, assidûment nourrie. Je te conseille de ne pas te soumettre en offrant ta virginité au roi, quels que soient ses arguments.

John : Jane n’a pas à recevoir de sermon sur la vertu ou la pudeur puisqu’elles sont dans sa nature.

Edward : Mais imaginez ce que cela signifierait pour notre famille s’il venait à l’aimer.

John : Je suis conscient que certains, à la cour, voudraient que la reine soit remplacée.

Jane : Mais, attendez. Je croyais que… Insinuez-vous que je doive être la reine, à sa place ?

Edward : Voudrais-tu l’être ?

 

Le roi Henry VIII joue aux échecs avec Sir Henry.

Henry VIII : Dites-moi, Si Henry, vous êtes-vous fiancé avec lady Margaret ?

Henry Norris : Non, Votre Majesté, je… Je ne lui ai pas demandé sa main.

Henry VIII : Pour l’amour de Dieu. Elle est jeune. Elle… Elle vous donnera d’autres enfants. Je le sais.

Norris : Je le sais aussi, Votre Majesté, mais j’ai déjà été marié et j’avoue aimer assez la liberté de ne pas me remarier.

Henry VIII, riant : Ca, je le comprends bien. Savez-vous, Sir Henry ? Vous courtisez une jeune dame. Et moi… On devrait jouter ensemble à nouveau. Comme auparavant. Vous joutiez toujours fort bien. Nous nous sommes affrontés maintes fois, et avons brisé bien des lances. On devrait recommencer. Vous pouvez l’organiser. Bientôt.

Norris : Majesté.

 

George entre dans sa chambre et s’allonge sur son lit.

George : Chérie. Qu’y a-t-il ?

Femme : Où étiez-vous ?

George : Je vous l’ai dit. A des réunions. Au conseil privé du roi.

Femme : Jusqu’à cette heure-ci ?

George : Oui. Les affaires du roi n’attendent pas.

Femme : Et vos affaires ?

George : Mes affaires ?

Femme : Vous venez d’un autre lit. Non. Ne le niez pas.

George : Fort bien. Je ne le ferai pas.

Femme : Le pire est que vous n’avez pas abandonné mon lit pour celui d’une autre femme. Mais pour celui d’un homme. (George hoche la tête) Mon Dieu ! Mon Dieu ! C’est vrai. Mon Dieu ! C’est dégoûtant. C’est un pêché ! C’est un pêché envers Dieu ! C’est un pêché contre la nature ! L’Evangile condamne ceux qui s’y adonnent au purgatoire pour l’éternité.

George : Parfois, mon amour, je crois qu’avec vous, je suis déjà condamné à vivre au purgatoire.

Il la lâche sur le lit et sort.

 

Tournoi de joute…

Arbitre : Le Duc de Suffolk est entré en lice et joutera contre le Comte de Dorchester.

Charles, tendant sa pique à sa femme : Pour vous, ma chère.

Femme de George : Vous avez un bon mari, vous devez être fière !

Arbitre : Le point est pour le Duc de Suffolk. Messieurs, de nouvelles lances.

Brooke : Sa Majesté n’assiste pas au tournoi, aujourd’hui ?

Femme : Non. Elle craint que les émotions du tournoi ne nuisent à son futur fils. En tout cas, elle pense que ce sera un fils. Personnellement, j’espère qu’elle n’a pas vu le même astrologue.

Le roi est prêt pour jouter.

Henry VIII : Lady Jane.

Jane : Votre Majesté.

Henry VIII : Je vais aller jouter. Me ferez-vous l’honneur de me laisser porter vos faveurs ?

Jane lui donne son ruban, et Thomas Boleyn le voit.

Arbitre : Un autre point pour le Duc de Suffolk. Le Duc de Suffolk remporte la partie. (Le roi monte sur son cheval) Sa Majesté le roi est entrée en lice et joutera à présent à la plaisance contre Sir Henry Norris.

Charles rejoint sa femme dans les tribunes.

Catherine : Parfait, mon amour.

Charles : Merci.

Le roi Henry VIII se lance et au moment de l’impact tombe à terre.

Charles : Reculez !

George : Est-il mort ? Est-il…

Charles, le repoussant : Laissez les autres l’aider.

Médecin : Emmenez-le avec précaution au pavillon où je le servirai mieux. Et priez pour lui.

Charles : Seymour, Boleyn.

Thomas Boleyn : Votre Grâce.

Ils prennent le roi sur leurs épaules.

 

Madge entre dans la chambre de la reine.

Madge : Madame ! Madame ! Oh, madame...

Anne : Madge ? Qu’y a-t-il ? Qu’est-il arrivé ? Qu’est-il arrive ?

Madge : Madame, le roi est tombé de son cheval. Il a été écrasé. Ils… Ils disent qu’il va mourir.

Anne : Mark.

Mark : Votre Majesté.

Anne, tombant dans ses bras: Non. Dites-moi que ce n’est pas vrai. Non. Je vous en supplie. Mark. Mon Dieu. Dites que ce n’est pas vrai. Non !

 

 

Médecin : Son cœur est très faible. J’ignore s’il reviendra à lui.

Charles : Ferez-vous une saignée ?

Médecin : Je ne crois pas, Votre Grâce. Ca ne lui serait pas utile. Sa Majesté est à présent entre les mains de Dieu.

Tous s'agenouillent pour prier.

 

George : Où allons-nous ?

Thomas Boleyn : A Whitehall. Ne le comprends-tu point ? A présent, tout peut se désagréger. Le centre doit tenir et il faut l'aider.

 

Cromwell parle avec des ministres.

Homme : M. le secrétaire, une lettre de Douvres, monsieur.

Homme 2 : M. le secrétaire ! M. le secrétaire !

Cromwell : Des nouvelles ?

Homme 2 : Aucune. Le roi ne donne aucun signe de vie.

Cromwell : Quand a eu lieu cet accident ?

Homme 2 : Il y a une heure, Votre Honneur.

 

Pendant qu'Anne prie à l'Eglise, Boleyn et Cromwell se concertent.

Thomas Boleyn : M. le ministre. Que faire ?

Cromwell : Préparer en cas de décès le couronnement de la princesse Elizabeth, avec l’accord de Monseigneur. Elle est mineure, mais sous la tutelle de sa mère, et vous-même, son Lord Protecteur.

Thomas : On protège Lady Mary ? On a fermé les ports ?

Cromwell : Tout est bien en main. Comme les préparations pour un rappel urgent du Parlement.

Thomas : Les rois n’en avaient pas besoin, jadis.

Cromwell : Nous ne sommes plus aux temps jadis messire.

 

On prie toujours autour du roi. Jane Seymour est devant la tente ou se trouve le roi et prie également.

 

George discute avec son père.

George : Vous savez, j’ignore si ce serait une chose mauvaise ou bonne s’il mourrait. Car, en tant que Lord Protecteur, vous seriez ipso facto, roi d’Angleterre.

 

Anne prie quand Cromwell arrive. Il s’agenouille pour prier également.

 

Henry VIII se réveille.

Médecin : Votre Majesté ? Votre Majesté !

Charles : Majesté...

Henry VIII : Charles.

Charles : Dieu merci ! Il est vivant. Dieu merci !

Henry serre contre lui le ruban de Jane Seymour. 

 

Thomas Boleyn : Soyons reconnaissants que Sa Majesté n’ait pas péri dans sa chute.

Anne : Oui. Dieu merci !

Thomas : Mais cela signifie que la mise au monde d’un fils est plus impérative que jamais. Je te supplie donc de bien te ménager. Evite tout effort ou excitation. Ferme-toi autant que possible au monde.

Anne : Je voudrais pouvoir écarter Dame Seymour du cercle de mes suivantes. Je n’ose pas. Cela mettrait le roi en colère.

Thomas : C’est ce dont je parlais. Si tu penses à ces futilités, ces pensées peuvent empoisonner l’enfant que tu portes.

Anne : Ce n’est pas une futilité pour moi.

Thomas : C’en est une, dans l’immédiat. Après, quand tu auras donné au roi son vœu le plus cher, tu auras le pouvoir de la traiter comme tu l’entendras. Songe que je suis l’ange descendu t’annoncer que tu portes l’enfant Jésus dans ton ventre.

 

Le roi se fait soigner.

Henry VIII : Qu’est-ce que j'ai ?

Médecin : A cause de la chute, votre vieille blessure à la jambe s’est rouverte et un ulcère s’est formé.

Henry VIII : Le guérirez-vous ?

Médecin : Certainement, Votre Majesté. Mais il vous faudra porter un pansement, autour de la jambe, pendant quelques temps. (Henry regarde le ruban) Bien que Votre Majesté soit encore jeune, vous l’êtes moins qu’auparavant. Jadis, vous pouviez jouter toute la journée sans en ressentir l’effet.

 

Charles arrive à la demeure des Seymour.

Charles : J’ai un message du roi pour votre fille, et elle seule.

John Seymour : Jane.

Jane : Votre Grâce.

Charles : Lady Jane. Sa Majesté est ravie de vous envoyer cette lettre et cette bourse. Il vous demande d’accepter ces dons dans l’esprit dans lequel ils sont offerts.

 

 

Anne : Je suis ravie que vous alliez bien. J’étais si inquiète, si apeurée.

Henry VIII : Moi de même quand j’ai songé que par ma bêtise, vous pouviez perdre l’enfant.

Anne : Votre bêtise ?

Henry VIII : C’était une erreur de croire que je pouvais encore faire ceci. En tous cas, l’insouciance est terminée.

Anne : On a amené notre fille à la cour et chacun l’admirait. Elle sera une grande beauté.

Henry VIII : Bien sûr qu’elle le sera. Regardez sa mère.

Anne : Demanderez-vous au roi François de revenir sur son refus ? Si nous tardons à trouver un bon mariage pour Elizabeth, les rumeurs circuleront encore davantage.

Henry VIII : Pourquoi parler d’Elizabeth si Mary n’est pas encore fiancée ?

Anne : Vous vous préoccupez sûrement davantage de votre fille légitime.

Henry VIII : Charles. (Il se lève et rejoint Charles) Qu’a-t-elle dit ?

Charles : Elle a rendu la lettre sans l’ouvrir, ainsi que la bourse. Elle a dit que son plus grand trésor était son honneur. Et que si vous voulez lui donner de l’argent, elle vous prie de le faire quand elle aura fait un mariage honorable.

Henry VIII, souriant : Elle a agi dans cette affaire de manière très décente.

 

 

Cromwell écrit une lettre.

Valet : Son Excellence, l’ambassadeur impérial.

Cromwell : Excellence.

Chapuys : Avez-vous soumis au roi la proposition de l’empereur ?

Cromwell : Pas exactement. Je souhaite de tout mon cœur un arrangement rapide. Cependant, quant à la légitimité de Lady Mary, un grand obstacle demeure.

Chapuys : Vous parlez de la reine. Elle hait l’empereur car il était le neveu de Katherine. Il parait que quand elle a appris sa victoire sur les Turcs, elle ressemblait à un chien jeté par la fenêtre. Mais que peut-on faire ?

Cromwell : S’il se trouve un obstacle sur notre chemin, Excellence, il faudra le contourner.

 

Le roi lit une lettre quand Jane vient le voir.

Henry VIII : Lady Jane.

Jane : Majesté.

Henry VIII, renonçant à se lever: Je vous prie de vous approcher. Plus près. Ici. Sur mes genoux. Ne craignez rien. Je respecte votre honneur, croyez-moi. A l’avenir, je ne vous verrai qu’avec d’autres membres de votre famille. Mais il me fallait vous voir sur l'heure.

Jane : Oui, Votre Majesté.

Henry VIII : Votre faveur m’a sauvé la vie.

Jane : Non, elle…

Henry VIII : Si. Je gisais et votre image est venue à moi. Sa promesse m’a éveillé.

Jane : Que puis-je dire ?

Henry VIII : Puis-je vous embrasser, Jane ? (Il l’embrasse du bout des lèvres) Une fois encore.

Au même moment, Anne entre.

Anne : Mon Dieu ! Mon Dieu ! Qu’est-ce ? Qu’est-ce ? Alors que mon ventre est au travail, je vous trouve en débauche avec Dame Seymour.

Henry VIII : Mon cœur.

Anne : Non.

Henry VIII : Jane, vous devriez partir.

Anne : Pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi le fallait-il ?

Henry VIII : Du calme.

Anne : Non.

Henry VIII, la prenant dans ses bras : Arrêtez. Calmez-vous. C'est fini.

 

 

Madge : Deux valets. Deux reines et un roi. Vous avez gagné. Pensez-vous que je devrais aller voir si…

Servante : Non. Laissez-la dormir.

Anne : Non !

Madge : Qu’y a-t-il, Votre Majesté ? L’enfant.

Anne, les doigts pleins de sang : Mon Dieu ! Mon garçon.

Madge : Allez chercher du secours.

Anne : Non.

Henry VIII entre dans la chambre de la reine, en pleurs sur son lit.

Henry VIII : Vous avez perdu mon fils. Je ne puis en parler. La perte est trop grande. Mais je vois à présent que Dieu ne m’accordera pas de descendance masculine. Quand vous serez remise, je veux vous parler.

Anne : La faute n’est pas entièrement mienne. Vous ne pouvez accuser que vous, pour ceci. J’étais désespérée en vous voyant avec cette gueuse de Jane Seymour. Car l’amour que je vous porte est si grand que mon cœur se brise de vous voir en aimer tant d’autres.

Henry VIII : J’ai dit que je vous parlerai quand vous serez remise.

Anne hurle.

 

Cromwell vient voir le roi.

Henry VIII : C’est vrai. Ce qu’on murmurait. J'ai refusé de l'entendre, mais je sais à présent que c’est vrai. J’ai fait ce mariage sous l’emprise d’un sortilège. Et pour cette raison, considérez-le nul et non avenu. La preuve en est que Dieu ne nous accorde pas de descendance masculine. A présent, je crois de tout mon cœur, que je dois prendre une autre épouse.

 

FIN

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