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#202 : Marquise Pembroke

A la Cour des Tudors, Noël est un moment pour faire sonner la nouveauté. Maîtresse Anne Boleyn a remplacé la Reine Katherine, bannie de la Cour. Thomas Cranmer, l'aumônier du roi fait une visite de recherche de renseignments en Allemagne luthérienne tandis qu'Henry retire l'autorité et les taxes de l'Eglise catholique en Angleterre. Une visite royale en France convainc finalement Anne de consommer sa relation avec Henry, même si pendant ce temps, Charles Brandon, le meilleur ami du roi doute de la vertue de la jeune femme.


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Henry et Charles

Henry et Charles

  

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Titre VO: Tears of Blood - Titre VF: Marquise Pembroke
Diffusion US: 6 Avril 2008 
Diffusion FR: 2 Février 2009

 

Réalisé par: Jeremy Podeswa
Ecrit par: Michael Hirst
Acteurs secondaires: Anthony Brophy (L'ambassadeur Chapuys), David Alpay (Mark Smeaton),  Bosco Hogan (L'êveque Fisher), Perdita Weeks (Mary Boleyn), Emmanuel Leconte (Le roi François Ier), Rebekah Wainwright (Catherine), Jonathan Ryan (L'ambassadeur français), Philip O'Sullivan (L'êveque Wanham), Michael Grennell (George Throckmorton), Peter Gowen (William Peto), Catherine Byrne (Alice More)

GENERIQUE

 

Parlement de Westminster…

Fisher : J’affirme que nous devons continuer à défendre l’immunité de l’Eglise contre toute ingérence profane, et que nous continuerons sans trêve à la défendre. Car cette immunité procède de la volonté de Dieu. Et de plus, cette immunité contre toute ingérence profane devrait être étendue aux prêtres et à tous les serviteurs de notre Sainte Eglise. Ils devraient être affranchis de toute menace de mort, garder leur âme au lieu d’être empoisonnés ou réduit à néant par tout autre ignoble moyen, alors que leurs seuls crimes ont uniquement été d’obéir aux lois de Dieu et de maintenir le caractère sacré de notre Eglise. Je vous en conjure, essayez de comprendre…

Thomas Boleyn : Le roi doit intervenir. Le vote est capital. Il doit soumettre l’Eglise d’une manière ou d’une autre, dès à présent et à tout jamais.

 

Wyatt : Bonjour Mark.

Mark Smeaton : Que se passe-t-il, M. Wyatt ? C’est Noël parait-il, la joie devrait être de rigueur. Qu’ont-ils donc tous selon vous ?

Wyatt : La joie est absente cette année parce que tout est différent.

Mark : En quoi ?

Wyatt : Au cas où cela vous aurait échappé, la reine et ses dames ont quitté la cour.

Mark : Pourquoi devrions-nous tous avoir l’air triste pour cela ?

Wyatt : Vous connaissez l’adage français. Une cour sans dames est un jardin sans belles fleurs.

 

Le roi et Anne Boleyn sont assis.

Valet : Lady Anne, un cadeau de Noël de la part de Sa Majesté.

Deux valets montres des vêtements pliés.

Anne : Merci, Votre Majesté.

Henry VIII : Je vous ai fait faire un lit immense aussi. Il est presque fini.

Valet : Votre Majesté, un cadeau de Lady Anne.

Un valet apporte des lances.

Henry VIII : Des lances, pour la chasse aux sangliers.

Anne : Fabriquées selon la tradition de celle du pays basque.

Henry VIII : Les meilleures. Mille mercis, mon amour.

Valet : Un autre présent pour Votre Majesté.

Le valet apporte une boîte où est rangée une coupe.

Henry VIII : Approchez. C’est magnifique. De qui vient ce présent ?

Valet : De Sa Majesté la reine Katherine, Votre Majesté.

Henry VIII, contenant sa colère : Je refuse de l’accepter. Faites-le disparaitre.

Anne : Ne la laissez pas tout gâcher.

Valet : Votre Majesté, le chancelier Sir Thomas More.

Henry VIII : Sir Thomas.

More : Majesté. Madame Anne. J’ai un cadeau de saison à vous offrir. Avec votre permission. (Un valet apporte un crucifix d'argent). Il nous rappelle ce que nous sommes censé célébrer.

Henry VIII : Je vous remercie, Sir Thomas. J’en prendrais grand soin. Je dois vous voir dès que possible. Nous avons encore énormément à faire pour la paix de ce royaume. Des clameurs s’élèvent encore et toujours contre les privilèges du clergé et sa façon d’en abuser. De plus amples mesures vont devoir être prises au plus vite.

More : Je suis impatient d’en discuter avec Votre Majesté.

Henry VIII : Thomas. Joyeux Noël.

 

Mark Smeaton joue de la guitare avec d’autres musiciens, pendant que le roi cherche quelqu’un.

Henry VIII : Charles ? Joyeux Noël.

Charles : Joyeux Noël.

Henry VIII : Une partie de jeu de paume ?

Charles : Puis-je vous parler avec honnêteté ?

Henry VIII : Je l’espère.

Charles : Allez-vous vraiment épouser Madame Boleyn, quelles qu’en soit les conséquences, quel que soit son passé ?

Henry VIII : Pourquoi cette question, Charles ? Quant à son passé, que voulez-vous dire au juste ?

Charles : Henry, je sais de source sûre qu’elle était la maîtresse de Thomas Wyatt. Il parait qu’ils ont forniqué à de nombreuses occasions et qu’elle allait même parfois le rejoindre dans sa chambre, la nuit.

Henry VIII : J’ai entendu ces rumeurs. Elle nie les faits.

Charles : Le contraire eut été étonnant.

Henry VIII : J’ai dit, elle nie les faits. (Il part) Joyeux Noël.

 

Cromwell et Cranmer boivent un verre.

Cromwell : Que pensez-vous du roi, M. Cranmer ?

Cranmer : Je vous le jure, M. Cromwell, c’est le plus aimable des princes.

Cromwell : Il semblerait que vous soyez né sous une bonne étoile. Faites ou dites ce que vous voulez, Sa Majesté se rangera toujours de votre côté.

Cranmer : Je n’ai pas la vanité de croire que j’ai plus d’importance pour Sa Majesté qu’un serviteur diligent.

Cromwell : Votre modestie vous honore. Mais Sa Majesté a déjà de toute évidence le sentiment que vous êtes destiné à de plus grands desseins. C’est pourquoi il vous a nommé sans hésiter envoyé spécial à la cour de l’empereur.

Cranmer : Il ne peut décemment faire cela. Enfin, je… je ne parviens pas à comprendre. Pourquoi moi ? Car je ne suis rien, Monsieur Cromwell.

Cromwell : Sa majesté a confiance en vous. Comprenez-vous ? Il sait que vous entendez sa grande affaire mieux que quiconque, et que vous prenez son parti. Vous êtes vraiment le mieux placé pour le représenter à la cour. Je suis certain que vous remporterez un franc succès. Sur le chemin, vous aurez la chance de visiter la ville de Nuremberg, la première ville administrée par des Luthériens et des réformateurs. Une ville affranchie des anciennes superstitions et de l’idolâtrie, affranchie du papisme et des abus du clergé. Je suis avide d’entendre votre rapport.

 

Le roi se promène avec Anne Boleyn.

Henry VIII : Le Duc de Suffolk a pris sur lui de répéter les commérages sur M. Wyatt et vous.

Anne : Et vous pensez qu’ils sont fondés ou non ?

Henry VIII : Si je le croyais, me promènerais-je ici avec vous ?

Ils s’embrassent langoureusement.

Anne : J’imagine que vous avez banni le Duc de la cour, Majesté.

Pendant ce temps, un homme surveille la chambre d’Anne Boleyn. Un fois que la voie est libre, il entre et y dépose des cartes de tarot.

Henry VIII : J’ai demandé à l’ambassadeur de France de venir me voir. Je veux qu’il me soumette un nouveau traité d’alliance avec la France pour invalider la menace contre l’empereur.

Anne : Cela m’enchante. Vous connaissez mes sentiments envers la France. Mais pardonnez-moi, en quoi cela me concerne-t-il ?

Henry VIII : J’ai une autre raison de l’avoir demandé. J’ai l’intention d’organiser un voyage en France avec vous. Je tiens à vous présenter officiellement au roi français. A double titre, future épouse et future reine d’Angleterre.

Anne, tombant à genoux : Oh, mon Dieu !

 

Cromwell vient voir Warham qui est à l’église.

Cromwell : Monseigneur. J’ai à vous parler. Je suis venu vous informer, Monseigneur, au titre d’Archevêque de Canterbury, que le roi à l’intention de présenter un projet de loi devant le parlement.

Warham : Relatif à quel problème, M. Cromwell ?

Cromwell : Il vise en premier lieu à refuser au pape une bonne partie des revenus qu’il reçoit aujourd’hui de l’Eglise Anglaise. De plus, il tente de mettre fin aux privilèges du clergé dirigeant dans ce pays.

Warham : M. Cromwell, quelle peut-être la cause de cette nouvelle attaque contre notre Sainte Eglise ?

Cromwell : Même les gens ordinaires peuvent voir que les monastères sont assis sur de grandes fortunes. Ces richesses pourraient mieux être employées au service de la communauté. Je parle de tous les gens qui travaillent dur pour ce pays.

Warham : J’ai davantage le sentiment que ce ne sont pas des abus dont il est question, mais plutôt… d’une franche attaque contre notre foi et la foi de nos ancêtres.

Cromwell, se levant : Si tel est votre jugement, Monseigneur. Ce n’est pas le mien. Et ce n’est pas celui du roi.

 

Anne Boleyn retrouve sa chambre et appelle sa servante.

Anne Boleyn : Nane ?

Servante : Oui, Madame.

Anne : Préparez-moi un bain, je suis gelée jusqu’aux os.

Servante : Bien, Madame.

Anne : J’ai une excellente nouvelle, Nane. Nous allons aller à Paris. Je vais être officiellement présentée au roi. (Elle découvre les cartes de tarot posées sur le bureau) Nane ? Qui est venu dans cet appartement aujourd’hui ?

Servante : Personne, Madame. Pas à ma connaissance. Pourquoi ?

Anne : Voici peut-être une prophétie. Voilà le roi, et puis la reine, moi je suis là, on m’a tranché la tête.

 

Cromwell lit quand un valet vient annoncer une visite.

Valet : M. le Duc de Suffolk.

Cromwell : M. le Duc. J’ai l’ordre de Sa Majesté de vous bannir de la cour. Vous lui avez beaucoup déplu semble-t-il.

Charles : Qui êtes-vous, M. Cromwell ? Je sens que je devrais le savoir, mais cependant, je l’ignore.

Cromwell : Je suis comme vous m’avez toujours connu, M. le Duc. Je sers Sa Majesté en faisant de mon mieux pour la satisfaire.

Charles : Il parait que vous étiez soldat mercenaire, autrefois.

Cromwell : J’ai vu quelques batailles dans ma jeunesse. Vous aussi, M. le Duc, j’imagine.

Charles : Moi, je n’ai jamais été soldat de fortune. Si j’ai déplu au roi, c’est au nom d’une juste cause.

Cromwell : Oui, bien sûr. D’autres, cependant, diraient le contraire.

Charles : D’autres, tel que vous ?

Cromwell : Je n’aurais jamais la témérité d’en discuter avec M. le Duc.

Charles : Non, pas sans détour en tout cas.

Cromwell : Voici l’ordre. Vous devez quitter la cour, sans délai.

 

Le roi a rassemblé ses sujets.

Henry VIII : Messeigneurs. J’ai dans la main l’engagement que tous les membres du clergé ont juré au pape au moment de leur consécration. Et le contraste est saisissant avec celui qu’ils ont pris envers nous. Mes bien-aimés sujets, nous pensions que le clergé nous était acquis, mais hélas, force est de constaté qu’il ne nous ait acquis qu’en partie, qu’à demi, en admettant qu’il ne l’ait jamais été un jour ! Messeigneurs, de qui exactement êtes-vous les sujets ? J’aimerais le savoir. Etes-vous ceux du pape… ou les miens ?

 

More reçoit une visite.

Valet : Sir George Strokmorton Votre Excellence.

More : Sir George, je suis content de vous voir. Je sais que vous êtes un catholique exemplaire, vous ne craignez pas de laisser parler votre conscience.

George : A vrai dire, il devrait en être ainsi pour chacun d’entre nous.

More : En effet. Mais ces derniers temps, il semblerait que bien des gens préfèrent l'oublier sous la menace, et se taire ou pire agir contre leur conscience. Croyez-moi Sir George, les jours à venir vont être déterminants pour le futur de notre foi. Quoique M. Cromwell dise, quelle que soit la façon dont il enrobe ses propos, quelle que soit la douceur de ses paroles, son but demeure, il veut que le clergé se soumette totalement à la volonté du roi, ainsi qu’à l’autorité séculière. Que Dieu nous protège de cet état de fait. S'il réussissait, il n’y aurait plus d’Eglise. Il n’y aurait plus de religion, et plus de vie spirituelle dans ce royaume. Cromwell pourrait aussi bien violer la vierge Marie en personne.

George : Votre Excellence.

More : C’est pourquoi, je vous demande, à vous et à ceux qui vous ressemblent, de rester ferme et fort, et fidèle. Si vous y parvenez, vous mériterez que Dieu vous accorde le paradis. Les hommes sauront aussi vous récompenser, Monsieur. Croyez-moi, le temps viendra où le roi lui-même vous remerciera.

 

George : Nous rendons grâce à Dieu pour le règne de Son Altesse Royale, et nous le prions, non seulement de le bénir, mais de bénir aussi son peuple. Pourtant, en ce jour de fête, nous sommes bien obligés d’admettre qu’aujourd’hui, certains prédicateurs de Votre Majesté ressemblent à s’y méprendre à ceux du temps d’Achab. Ceux de la bouche desquels sortaient mensonges et faux témoignages. Leurs fois sont les Evangiles de l’imposture. Elles ne craignent pas de donner licence et liberté aux monarques,  qu’aucun roi chrétien n’oserait considérer, ne serait-ce qu’un instant. J’implore Votre Altesse de faire très attention, à ne pas suivre la voie que vous semblez avoir choisie, où votre destin se confondra avec celui  d’Achab, qui a épousé la putain Jézabel. Votre fin ressemblera à la sienne puisque ces chiens lècheront votre sang comme ils léchaient celui d’Achab. (Un garde arrive pour le stopper et l’emmener) Que Dieu vous en garde…

La cour est outrée de ce discours.

George : Je suis un homme de Dieu, lâchez-moi.

Cromwell arrive à sa rencontre.

Cromwell : Espèce d’ignoble frère. Je vous préviens, vous serez enfermé dans un sac et jeté dans la Tamise si vous ne savez pas tenir votre langue.

George : Gardez vos menaces pour vos amis courtisans. Nous, nous ne tenons pas compte de leur existence puisque nous savons qu’on accède au paradis aussi bien par les eaux que par la terre.

 

Le parlement est à nouveau réuni.

Valet : Veuillez vous lever pour le roi. La séance est ouverte.

Henry VIII : Messeigneurs, Excellence, avez-vous pris une décision ? Persistez-vous à me renier ou acceptez-vous finalement l’autorité de votre roi ?

Warham arrive avec un parchemin.

Warham : Votre Majesté. Voici l’acte de soumission du clergé à la volonté de Votre Majesté.

Thomas Boleyn : Voilà, ils ont abdiqué. L’Eglise est brisée.

Fisher : De ma vie, je n’aurais jamais cru voir ce jour en Angleterre.

More : Désormais, grâce au parlement, les hérétiques seront libres de se pavaner sans craintes dans les rues de Londres.

Fisher : Si seulement je pouvais pleurer, alors je pleurerais. Des larmes de sang.

 

Cromwell annonce la visite de More au roi.

Cromwell : Sir Thomas More.

Henry VIII : Sir Thomas.

More : Votre Majesté. (Il s'agenouille). Je suis venu vous demander de me libérer de ma charge de chancelier. Je prie Votre Altesse de m’autoriser à me retirer de la vie publique. J’aimerais passer les jours qui me restent Majesté, à nourrir mon âme et... et à servir Dieu. J’ai apporté là le grand sceau, je vais donc m’en démettre. Ma charge étant aujourd’hui trop lourde à porter. (Il attend un peu, puis se relève)

Henry VIII : Je vous en décharge, bien volontiers. En tout ce que vous avez fait pour moi, Sir Thomas, vous avez toujours été brillant, et bienveillant. Que ce soit en privé ou dans les affaires publiques.

More : Votre Majesté, je vous promets sur mon honneur, que jamais je ne parlerais publiquement de votre grande affaire. Mais maintenant, en privé, je dois déclarer au nom de la confiance et de l’amitié dont vous m’honoriez jadis, ma profonde conviction que si... Si Votre Majesté était à même de se réconcilier avec la reine Katherine, les divisions et les mots de votre royaume en un instant disparaitraient. Voilà, je l’ai dit. Et désormais, mes lèvres sont scellées.

Henry VIII : Thomas, sachez que je compte sur votre promesse.

 

The More…

Wyatt : Lady Elizabeth, je suis venu au nom du roi.

Elizabeth : M. Wyatt.

Wyatt : Où est Lady Katherine ?

Elizabeth : Sa Majesté est en prière et le sera pour longtemps. Nul ne peut l’interrompre.

Wyatt : Je suis chargé de délivrer ceci.

Elizabeth : De quoi s’agit-il ?

Wyatt : Sa Majesté ordonne à Lady Katherine de rendre les joyaux de la couronne. (Elizabeth, confuse, se tait. Wyatt s'approche doucement et se penche à son oreille) Lady Elizabeth.

Elizabeth : Que voulez-vous ?

Wyatt : Vous savez ce que je veux.

Elizabeth : M. Wyatt, avez-vous conscience que jamais je serais votre maîtresse ? Ni celle d’un autre au demeurant. Je serais vierge le jour de mes noces. Mais je doute que je me marierai un jour, car je préfèrerai me marier avec le Christ.

Wyatt : Etre nonne ? J’en doute fort. Visitez votre poche.

Il sort et elle regarde dans sa poche où elle trouve une lettre : « Dieu te révèlerai la profondeur de mon désir. J’ose espérer que tu ne nierais pas que je mérite quelques gouttes de grâce pour éteindre le feu qui me consume. » Elle referme la lettre quand elle entend un bruit de porte.

 

Un bal est organisé à la cour d’Angleterre.

Henry VIII : J’espère que tout a été organisé pour ma visite en France.

Homme : Oui, en effet. Nous sommes prêts à vous recevoir, Votre Altesse. Le roi François est impatient de revoir Votre Majesté et de signer avec vous une nouvelle alliance d’amitié.

Henry VIII : Quant est-il de Lady Anne ?

Homme : Elle sera bien entendu reçue avec tous les honneurs qu’elle mérite.

Henry VIII : Je suis ravi de l’entendre. Je veux le meilleur pour elle. Ce voyage doit être inoubliable. Rien ne doit le gâter, comprenez-vous ? J’y tiens infiniment.

Homme : Soyez sans crainte. Je l’ai compris. Et Sa Majesté l’a compris aussi.

Anne Boleyn : Merci, M. Smeaton.

Henry VIII : Très chère.

Anne : Votre Majesté, voici le jeune gentilhomme dont je vous ai parlé, Mark Smeaton.

Henry VIII : M. Smeaton, Lady Anne m’a dit le plus grand bien de vous. Vous êtes paraît-il un excellent musicien.

Mark : Oui.

Henry VIII : Jouez-nous un morceau.

Mark : Votre Majesté.

On lui apporte son violon et il joue un air.

Henry VIII : Les propos du Duc de Suffolk étaient sans doute mal venus, mais il serait peut-être temps de lui pardonner, Madame.

Anne : Si vous décidiez de lui pardonner aussi rapidement, les gens pourraient croire qu’il y avait une parcelle de vérité dans ce qu’il a dit.

Henry VIII : Oui, mais pour réfuter leur propos, leur donner une réponse directe et leur prouver à quel point j’ai confiance en vous, j’ai un bien meilleur moyen. Je vais inviter M. Wyatt à nous accompagner en France. De cette façon, nul ne m’accusera de jalousie ou de la moindre suspicion.

Anne : Mon amour, vous n’avez aucune raison d’être suspicieux. Et vous n’en aurez jamais aucune.

Cromwell est à l’écart avec Thomas Boleyn.

Cromwell : J’ai reçu une lettre des plus instructives de notre ami Cranmer. Il s’avère qu’à Nuremberg, les membres du clergé peuvent se marier. Et M. Cranmer n’a pas hésité à en tirer avantage.

Thomas Boleyn : Vous prétendez qu’il s’est marié ?

Cromwell : J’en ai l’impression.

Thomas Boleyn : Et bien, sa carrière va en subir les conséquences, parce qu’ici c’est illégal.

Cromwell : Oui, c’est illégal pour les membres du clergé de le faire aujourd’hui.

Thomas Boleyn : Que voulez-vous dire ? Selon vous, les prêtres devraient en avoir la permission ?

Cromwell : Peut-être ai-je singulièrement manqué de clarté à ce sujet, M. le Comte. Il s’avère que tout le monde s’est imaginé que j’attaquais les pratiques séculaires de l’Eglise catholique. Les pèlerinages, ainsi que l’adoration des Saints. Les génuflexions devant la croix sans évoquer la vénération aux prêtres. Je n’ai jamais eu le désir de réformer ces habitudes. Non, mon véritable et seul intérêt, c’est de les détruire.

Thomas Boleyn : Bien au contraire, M. le secrétaire. Nous nous comprenons très bien tous les deux.

Henry VIII : Il y a encore une chose. Une chose très importante qu’il faut impérativement faire avant de partir en France.

Anne : Laquelle ? Dites-le-moi.

Henry VIII : Chut.

 

Habillée de pourpre, Anne est conduite en grande pompe devant le roi, qui lui porte sa couronne et un grand manteau rouge bordé d'hermine. Il est entouré de ses proches vêtus également de pourpre. 

Valet : Ecartez-vous pour laisser passer Lady Anne.

Cromwell : A tous ceux auxquels ces paroles parviendront, nobles seigneurs ou pauvres gens, apprenez que le roi a le plaisir, par cet acte, d’accorder à Lady Anne Boleyn ainsi qu’à tous ses descendants, tous les droits et le noble titre de Marquise de Pembroke. Il sied, de plus à Sa Majesté, de lui donner des Terres, qui lui rapporteront 100 000 livres l’an, pour pouvoir vivre selon son rang.

Le roi se lève, enveloppe Anne dans un manteau rouge et lui dépose une couronne sur la tête.

Henry VIII : Madame, voici votre titre de noblesse.

Anne : Mille grâces, Votre Majesté.

Valet : Sa Majesté, le roi et Lady Anne Boleyn, Marquise de Pembroke.

 

Fisher et More prient.

Fisher : Notre bien cher frère, l’Archevêque William Warham. Il est mort en paix. Si tant est qu’on puisse parler de paix de nos jours.

More : Il a peut-être eu la chance d’être accueilli au paradis. Avant de voir la ruine totale de l’Eglise qu’il a aimée et servie.

Fisher : Alors si je comprends bien, vous êtes résigné à notre ruine.

More : J’ignore ce que l’on peut faire pour l’éviter. Nous nous sommes bien battus, mais nous avons perdu. Tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse en paix. Pour écrire et prier.

Fisher : Nous avons le devoir d’agir dans l’intérêt de la chrétienté tout de même. Et cela quel qu’en soit le coût.

More : Je suis loin d’en redouter le coût. Mais je viens d’abjurer le royaume des hommes. Je dois avouer qu’il ne m’intéresse plus. Tout comme il a cessé d’intéresser notre frère.

 

Wyatt est debout contre un arbre quand Elizabeth arrive.

Wyatt : Mademoiselle Darell.

Elizabeth : Je suis venue vous restituer votre poème.

Wyatt : On ne peut restituer un poème. Une pensée, ou un baiser.

Elizabeth : Je suis désolée que vous soyez malheureux. Consumé, comme vous dites. Je suis persuadée que je n’ai rien fait pour cela.

Wyatt : Rien ? Mais vous avez tout pour me rendre fou. Vos cheveux, vos yeux, votre bouche. Tout cela nourrit mon désir.

Il approche doucement sa tête et l’embrasse, ce qui la fait lâcher le poème qui était dans sa main.

Elizabeth : Je dois aller à la messe.

Wyatt : Je sais que vous devez y aller. Je sais, mais… restez un moment.

Il la ré-embrasse, puis la déshabille.

Elizabeth : Que faites-vous ?

Wyatt : Je vous donne l’occasion d’être repentante, gente et pieuse dame.

 

More se promène avec sa fille dans la forêt.

More : Margaret, ma chère enfant, il se pourrait qu’un jour, on puisse me tenir rigueur de mes croyances.

Margaret : Mais… le roi vous accorde votre liberté de conscience.

More : Quoi qu’il en soit, mieux vaut s’y préparer.

Margaret : Que voulez-vous dire ?

More : Chère Margaret, nous devons évoquer la question du martyre. Margaret gémit . on, non. Ecoutez. Parce que si j’avais la certitude que ma femme et mes enfants m’encourageaient à mourir pour une bonne cause, j’en serais tellement réconforté. Et c’est avec une grande joie que je renoncerai à la vie. Margaret, je vous en prie.

Margaret, se jetant dans ses bras : Papa.

 

Anne Boleyn montre ses robes au roi.

Anne Boleyn : Que dites-vous de cela ? Elles sont toutes à la mode de France. Voici-là le damas que vous m’avez offert. Vous les aimez ? Je tiens tant à ce que vous soyez fier de moi.

Henry VIII : Je le serais sans nul doute. Et cela y contribuera. (Un valet entre, tenant un coffret) Voici les joyaux des reines d’Angleterre. Je les ferais sertir à nouveau expressément pour vous.

Anne : Je ne sais quoi vous dire.

Henry VIII : Si vous savez.

Anne : Je vous aime. Je vous aime de toute mon âme, de tout mon être. Je vous aime de toutes mes forces. Je vous adore, je n’appartiens qu’à vous.

Henry VIII : Moi aussi, je vous appartiens.

Ils s’embrassent.

Anne : Attendez. Vous avez fait preuve de tant de bonté envers moi. Laissez-moi, Majesté, être bonne avec vous. Mon amour. (Elle lui décroise les jambes) Mon adoré.

 

Un homme, visage caché, rejoint Chapuys.

Chapuys : Vous allez voyager avec le roi en France ?

Homme : Oui.

Chapuys : Accomplirez-vous là-bas la mission qui vous a été confiée ?

Homme : Si l’occasion se présente, oui.

Chapuys : Sachez simplement ceci. Si vous réussissez à tuer la putain du roi, cela fera de vous le bien-aimé de Dieu, de Sa Sainteté, et de l’empereur, sans compter tous les fidèles du peuple d’Angleterre.

Homme : Et si je mourrais dans cette tentative ?

Chapuys : Alors l’empereur s’occuperait de votre famille ici sur Terre. Quant à vous, vous seriez accueillis au paradis par une fanfare d’anges.

 

Territoire français occupé par l’Angleterre…

Henry VIII : Mon très cher frère.

François I : Mon frère. Mon ami. Bienvenue.

Henry VIII : Nous sommes ici pour raviver notre amitié. Et celle de nos deux nations. Allons, que la fête commence. Voilà, une fête merveilleuse.

François I : Merci. Mais où est-elle ? Où est donc Lady Anne ?

Henry VIII : Elle ne va pas tarder.

François I : Mon épouse et ma sœur ont renoncées à la rencontrer. Vous m’en voyez vraiment navré. Mais que voulez-vous, mon frère, souvent femme varie. Ou bien fol qui s’y fie.

Henry VIII : Je me range à cet adage, cher ami. Il faut avoir perdu l’esprit pour les croire.

François I : Exactement. J’ai réfléchi, mon frère, nous pourrions tous deux, à la tête de nos troupes, partir bientôt en croisade.

Henry VIII : Tel, Richard Cœur de Lion.

François I : Absolument. Nous serions les soldats de Dieu. Et bien sûr, nul ne sera plus satisfait que Sa Sainteté si nous nous engagions à reconquérir la Terre Sainte.

Henry VIII : Mais dites. Dans cette entreprise, nous commanderions tous les deux.

François I : Bien entendu.

Thomas Boleyn : M. le Duc. Je suis bien aise de constater que vous êtes de retour en grâce auprès du roi. Ce qui me procure le plaisir de vous inviter, ainsi que la duchesse, à dîner avec nous durant notre séjour à Calais.

Charles : Cela ne vous procure pas autant de plaisir que j’en ai à refuser votre invitation, Monsieur.

Thomas Boleyn : Il y a des rumeurs selon lesquelles vous soutiendriez la reine, M. le Duc. Et seriez contre le roi et sa grande affaire. Vous qui si longtemps étiez tellement fier d’être absolument indifférent aux machinations et aux politiques ce monde. Qu’a-t-il bien pu vous arriver ?

Charles : J’ai grandi, Monsieur.

Mark : Madame Boleyn, j’imagine que vous êtes ravie de votre retour en France. Que d’aventure avez-vous vécu ici.

Mary Boleyn : Allons Mark, souvenez-vous, par pitié, que je suis toujours en deuil de mon pauvre mari.

Mark : Je ne le qualifierai pas de pauvre. Mais de terne, je n’hésiterai pas.

Mary : Et impuissant.

Mark : C’est vrai ?

Mary : Je suis impatiente de chevaucher quelques étalons français pendant mon séjour.

Mark : Entre vous et moi, je le suis aussi.

Des danseuses dont leur entrée.

François I : Magnifique. (Le roi François se lève pour aller danser avec une des danseuses. Sous le masque est cachée Anne Boleyn) Elle est ravissante.

Henry VIII : Bravo !

François I : Qui êtes-vous ? Nous connaissons-nous ? (Le roi Henry vient défaire le masque) La belle Anne. (Il la raccompagne) Cette époque où votre sœur et vous étiez demoiselle de compagnie de ma reine, je m’en souviens comme si c’était hier.

Anne : Votre Majesté est très gracieuse. Mais il est des choses peut-être que Votre Majesté connaît à mon sujet. Je préfèrerais que vous les gardiez secrètes. Et qu’elles ne soient jamais mentionnées au roi.

François I : Madame la Marquise, avez-vous oublié que je suis français ? Je ne trahirais jamais les secrets d’une femme. En particulier ceux d’une jolie femme qui bien naturellement doit en avoir de nombreux.

Anne : Soutenez-vous vraiment mon mariage avec le roi ?

François I : Bien évidemment. En premier lieu, je déteste l’empereur, alors tout ce qui est sujet de contrariété pour cet homme, tel que le divorce de sa tante, m’enchante, Madame, immensément. Mais d’autre part, je sais que vous êtes une amie de la France, alors nous pourrons nous entendre.

Anne : Mais y aurait-il autre chose ?

François I : Oui. Il ne m’appartient pas de vous dire cela, mais nous nous connaissons assez bien pour que je me le permette, Madame. Le fait est que le rang que l’on vous demandera d’occuper est loin d’être facile. Surtout pour ceux qui ne sont pas nés pour cela. Il est plus dur d’avoir tout pouvoir que d’en avoir aucun. S’il s’était avéré que je n’étais pas né pour être roi, je n’aurai en aucun cas souhaité le destin qui m’a été voué. Vous comprenez ?

Anne : Oui, oui, je comprends. (Elle se lève et le salue). Majesté.

Wyatt, regardant Anne : J’ai tenté de fuir le feu qui me brûle, Mark. Mais, lorsque je regarde autour de moi, le feu est toujours là.

Anne retrouve sa sœur, Mary.

Anne : Chère sœur.

Mary : Anne.

Anne : Lorsqu’on pense au temps jadis, lorsque nous vivions en France, auriez-vous un seul instant imaginé cette soirée Mary ?

Mary : Non, jamais de la vie. Mais je suis loin d’être aussi intelligente que vous.

Anne : Je vous promets, ce soir, ce que je ne saurais dire qu’à vous, que ce que j’attends depuis si longtemps va vraiment s’accomplir, ici.

 

Anne Boleyn est assise devant la cheminée, quand quelqu’un dont le visage est caché pénètre dans sa chambre, et pointe un pistolet vers elle. Cependant, le roi la rejoint.

Henry VIII : François s’est conduit admirablement. Comme vous êtes belle.

L'homme caché s'enfuit.

 

Le roi regarde Lady Anne, nue sur le lit. Il s’approche…

Anne : Maintenant mon adoré, je vais concevoir un enfant. Et nous aurons un fils.

Il l’embrasse tout en s’allongeant sur elle.

 

FIN

Kikavu ?

Au total, 33 membres ont visionné cet épisode ! Ci-dessous les derniers à l'avoir vu...

Mathry02 
02.09.2019 vers 18h

catgir2 
09.06.2018 vers 21h

jujume80 
22.01.2018 vers 14h

byoann 
20.08.2017 vers 10h

cinto 
03.11.2016 vers 18h

Kyodrey 
24.10.2016 vers 22h

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cinto, Hier à 18:03

vous avez des questions? posez-les à Henry VIII au sondage chez The Tudors. Merci pour votre vote. Et voyez la pdm, assez drôle!

cinto, Hier à 18:04

Changez le titre de la série Ma sorcière Bien Aimée en votant au sondage. Merci à ceux qui ont déja voté et à ceux qui vont le faire!

quimper, Hier à 20:45

Les quartiers Sherlock et Rizzoli & Isles proposent de nouvelles PDM. N'hésitez pas à passer

pretty31, Hier à 21:26

Les jeux d'Halloween vous attendent sur HypnoClap, et quelques chapeaux de sorcières sont encore disponibles pour "Un bonbon ou une cards ?"

pretty31, Hier à 21:26

qui vous permettra peut être de gagner ... Une HypnoCard ^^

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