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#109 : A bout de patience



La chute du Cardinal Wolsey est rapide et sans pitié.
Dépouillé de son statut et son autorité, il est bani de la cour et renvoyé loin de son roi bien-aimé. Son successeur peu probable est Sir Thomas More, un homme différent de Wolsey sur tous les point sauf un seul: sa loyauté envers Henry.


Popularité


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Titre VO
Look To God First

Titre VF
A bout de patience

Première diffusion
03.06.2007

Plus de détails

Titre VO: Look To God First - Titre VF: A bout de patience
Diffusion US: 3 Juin 2007
Diffusion FR: 21 Avril 2008

Réalisé par: Ciarán Donnelly
Ecrit par: Michael Hirst
Acteurs secondaires:Gabrielle Anwar (La princesse Margaret), Anthony Brophy (Chapuys), Declan Conlon (Mendoza), Padraic Delaney (George Boleyn), Bosco Hogan (L'êveque Fisher), John Kavanagh (Le cardinal Campeggio), Fiona Ryan (Jane)

GENERIQUE

 

Le cardinal Wolsey et le cardinal Campeggio président la cour pour rendre un jugement sur l’annulation du mariage du roi Henry VIII.

Wolsey : Messires. En l’absence de la reine, que le tribunal a déclarée contumace, car elle ne s’est pas présentée alors qu'elle est convoquée, nous essayons de déterminer si son mariage avec le prince Arthur a été consommé, en copulation charnelle. Nous appelons un témoin : Sir Anthony Willoughby.

Campeggio : Vous étiez dans l'escorte qui a conduit le prince Arthur jusqu'au lit nuptial? 

Anthony Willoughby : Oui Eminence, mon père était alors intendant de la maison royale, et j'étais donc présent quand le prince s'est...introduit dans le lit de Lady Katherine, et aussi, le matin, à son réveil.

Campeggio : Vous a-t-il dit quelque chose, ce matin là ?

Anthony Willoughby : Oui. Il a dit : « Willoughby, j’ai soif. Apportez-moi de la bière. J’ai passé la nuit au cœur de l’Espagne. »

La cour rigole.

Wolsey : Silence. Silence. Autre chose ?

Anthony Willoughby : Oui. Plus tard, il nous a dit : « C’est très distrayant d’avoir une femme. »

Wolsey : Silence. Nous pourrons avoir les draps tâchés de sang, corroborant cette version.

Campeggio : Cela serait du plus utile, Votre Eminence.

 

La reine Katherine prie, le cardinal Wolsey et Cromwell l’attendent pour lui parler.

Wolsey : Votre Majesté.

Katherine : Messieurs.

Wolsey : Le roi demande pourquoi vous n’êtes pas au tribunal.

Katherine : J’ai déjà répondu à cela.

Wolsey : Pouvons-nous parler en privé ?

Katherine : Pourquoi ? Je n’ai rien à cacher. Que mes dames et le monde entier, entendent ce que vous avez à dire.

Wolsey : Le roi ordonne que vous le laissiez régler cette affaire. Sinon vous serez condamnée par le tribunal.

Katherine : Je suis surprise d’une telle demande, venant d’un homme aussi noble et avisé que vous. Je ne suis qu’une pauvre femme, sans esprit et sans discernement. Comment pourrais-je répondre à une demande si soudaine ?

Wolsey : Vous le savez, ce que le roi désire, il l’obtient.

Katherine : Ce que je sais, c’est que c'est vous qui avez allumé ce feu, pour vos propres desseins. Toutes ces années, je n’ai cessée d’être étonnée par votre immense fierté et vanité. Je n’ai que mépris pour votre vie de voluptés, pour votre pouvoir prétentieux et votre tyrannie. Je connais aussi votre animosité envers mon neveu l’Empereur. Vous le haïssez comme un scorpion. Pourquoi ? Car il ne veut pas céder à vos ambitions et vous faire nommer pape.

Wolsey : Vous ne devriez pas présumer…

Katherine : Ma satisfaction est qu’en jouant contre vous, je hâte votre disgrâce auprès du roi. Ce que je désire au-dessus de tout.

Cromwell : Non. Ce n’est pas comme ça que vous aurez votre divorce.

Wolsey : C’est la seule et unique manière.

 

Au bar…

Homme : Eh ami, à boire. J’ai soif.  Si vous étiez allés en Espagne autant de fois que moi, cette nuit, vous seriez aussi foutrement assoiffés. (Il attire une femme contre lui) Dedans, dehors, dedans, dehors.

Vieil homme : Je vais vous dire. Ma première fois, j’étais un jouvenceau. Pas plus haut qu’une pomme, je l’ai limée toute la nuit.

Second homme : Un toast. A la reine Katherine. Qui se moque de tout ça. Que Dieu la bénisse.

Tous : A la reine !

 

Valet : Sa Majesté, le roi.

Le roi Henry VIII entre dans la salle, Anne Boleyn à son bras.

Henry VIII : Messieurs.

Thomas Boleyn : Votre Majesté.

Anne Boleyn va embrasser son père, son frère et son oncle.

Duc de Norfolk : Vous êtes splendide. (Anne et le roi partent) On me dit que l’Empereur pense que Wolsey est l’instigateur du divorce. Il pense que le peuple va se soulever, et envoyer cette créature à l’échafaud.

Thomas Boleyn : Sa fin est assurément proche. Et Votre Grâce deviendra le premier homme de cette cour. A juste titre.

Duc de Norfolk : Cela fait, Boleyn, je ne manquerai pas de veiller aux intérêts de votre famille. Vous vous êtes hissé en haut. Mais vous irez encore plus haut.

 

Le roi et Anne Boleyn déjeunent ensemble.

Henry VIII : Avez-vous vu ? Ils vous regardaient tous. Je m’en réjouis. Je veux qu’ils vous regardent. Je veux qu’ils soient jaloux. Je veux qu’ils sachent tous, combien je vous aime.

Anne : Alors, comme la devise de ma famille, je suis « la plus heureuse ». Comment cela s’est-il passé au tribunal ?

Henry VIII : Assez bien.

Anne : Mais Katherine refuse de s'y présenter.

Henry VIII : Cela ne changera rien. Wolsey m’a promis un divorce avant l’été.

Anne : La promesse est aisée. Et si ce n’est pas le cas ?

 

Charles est dans le lit pendant que Margaret est à la fenêtre.

Charles : Margaret, qu’y a-t-il ?

Margaret : Je n’arrive pas à dormir.

Charles : Revenez vous coucher. Il fait froid.

Margaret : Pas tout de suite.

Charles : Je vais au tribunal demain. Viendrez-vous ? Votre frère a encore requis votre présence.

Margaret : Je vous l’ai déjà dit : pas tant qu’il courtise cette Boleyn en public. C’est insultant et il se ridiculise. Tout le monde peut voir combien les Boleyn sont vaniteux et cupides. Pourquoi pas lui ?

Charles : Et s’il vous ordonne d'y assister ? (Elle s’assoit sur le lit à côté de Charles et lui caresse la joue) Que signifie ce geste ?

Margaret : C'est seulement celui d’une femme à son mari. Dormez maintenant, mon doux Charles. Je vous en prie, dormez.

Elle se penche pour l’embrasser, puis sort. Elle se met alors à tousser dans un mouchoir, qui se tache de sang...

 

La cour est à nouveau réunie.

Wolsey : Silence.

Campeggio : En l’absence de la reine, son avocat, l’évêque Fisher, a demandé à faire une déclaration à la cour. Etant donné les circonstances, nous avons décidé d'accepter une telle demande. Monseigneur.

Fisher : Messieurs les juges, on vous a demandé de rendre un verdict sur la validité du mariage royal. Messieurs, pour ma part, je soutiens que ce mariage du roi et de la reine ne peut être dissous par aucun pouvoir, ni humain ni divin. (Murmures de la foule) Et j'aimerais, j'aimerais vous citer un passage de la Bible. Vous vous souvenez, j'en suis sûr, du tyran Herod Antipas, qui s’est débarrassé lui-même de sa femme afin de  pouvoir prendre la femme de son frère. Et qui a ensuite fait exécuter Saint-Jean-Baptiste, qui osa critiquer le couple royal. Comme Jean-Baptiste, je vous dis en toute humilité aujourd'hui que je suis prêt à donner ma vie. Oui, à donner ma vie, pour défendre la sainteté du mariage et condamner fermement l’adultère.

Wolsey : Quelle outrance !

Homme : Messieurs. J’accuse cet homme, l’évêque Fisher, d’arrogance, de témérité et de perfidie. Je demande que l’on ignore chacune de ses infâmes paroles.

 

Le cardinal Wolsey boit un verre quand Thomas More arrive.

Wolsey : Ah, Thomas. Entrez. A boire ?

More : Non, merci.

Wolsey : J’ai une mission pour vous. Les Français et les forces impériales ont fait une trêve. Il se prépare des négociations à Cambraix, en France, entre leurs ambassadeurs et des représentants du pape. Je ne peux, bien sûr, y assister. Ce qui est vital, c’est qu’il n’y ait pas d’accord entre les deux parties en présence. J’ai eu, personnellement, l’assurance du roi de France, qui est après tout notre allié, qu’il ne fera jamais la paix avec l’Empereur, quelques soient les circonstance. De même, il ne doit y avoir aucun rapprochement, entre le Saint Père et l’Empereur. Vous comprenez, que dans ces conditions, il serait impossible au pape d’accéder au désir du roi.

More : Oui, je comprends.

Wolsey : Bien. Vous avez vos convictions, et j'admire cela. Mais pour l’amour que nous portons tous deux au roi, votre rôle à Cambrai est de faire obstruction autant que possible. François ne doit pas revenir sur ses engagements et rappelez au pape que ce sont les hommes de Charles qui ont envahi Rome et l’ont mise à sac. Oh, il y a encore une chose...

More : Plus ?

Wolsey : Essayez de découvrir, discrètement, si l’Epereur est prêt à soutenir sa tante par la force.

More : Vous croyez qu’il pourrait envahir l’Angleterre pour soutenir la reine ?

Wolsey : Je ne crois rien. Mais j’imagine tout. Et ces perspectives me causent beaucoup de peine. Une grande peine. Mais n'est-ce pas vous, qui avez dit : « On ne peut espérer aller au paradis, sur un lit de plumes » ?

Il donne une lettre à Thomas More puis celui-ci part.

 

La reine Katherine est assise à la table alors que le roi est à la fenêtre.

Katherine : Vous n’avez rien de tendre à dire ?

Henry VIII : Tendre ?

Katherine : A votre femme. La mère de votre enfant. Vous me traitez si durement. Et me négligez en public.

Henry VIII : Katherine, vous devez accepter l’inévitable. Le poids des institutions est contre nous. Nous n’avons pas été légalement mariés. La cour me donnera raison. Et si la cour ne me donne pas raison, je déclarerai le pape hérétique, et j'épouserai qui il me plaira.

Katherine : Chéri. (Elle se lève pour aller près de lui) J’étais intacte quand je suis entrée dans votre lit.

Henry VIII : Bien. Vous étiez une putain de vierge. Ce n’est pas la question.

Le roi part, furieux.

 

Anne Boleyn est en colère après le roi.

Anne Boleyn : Je vous avais prévenue, qu’il ne fallait pas se disputer avec elle. Un jour, vous succomberez à sa raison, et me rejetterez.

Henry VIII : Que voulez-vous dire ? Anne, je vous aime.

Anne : Laissez-moi. Ne voyez-vous pas ? Ne comprenez-vous pas ? J’ai attendu si longtemps. Et pour quoi ? J’aurais pu me marier avantageusement, et avoir des fils, ce qui est la plus grande consolation d’une femme. Au lieu de ça, j’ai gâché ma jeunesse. Pour rien.

Henry VIII : Anne, cela suffit. Vous aurez des fils. Nous aurons des fils.

Anne : Non, il est trop tard. Votre femme n’abandonnera jamais. J’aurais dû le savoir.

Henry VIII : Où allez-vous ?

Anne : Chez moi.

Henry VIII : Restez, je vous en supplie. Je suis le roi d’Angleterre.

Elle ne l’écoute pas et rentre chez elle.

 

Valet : Un message urgent du pape.

Campeggio : Merci.

Le roi accompagné d’Anthony Knivert rendent visite au cardinal Campeggio.

Henry VIII : Regardez. Il s’appuie toujours sur quelqu’un.

Anthony Knivert : Peut-être que quelqu’un devrait-il s’appuyer sur lui.

Henry VIII : Peut-être. (Ils s'approchent du cardinal) Votre Eminence.

Campeggio : Votre Majesté.

Henry VIII : J’espère un verdict rapide.

Campeggio : En effet.

Henry VIII : Nous sommes peinés des évènements en Allemagne. La destruction des églises.

Campeggio : De bien sombres évènements.

Henry VIII : Mais pourquoi cela se produit-il ?

Campeggio : Majesté ?

Henry VIII : Je vais vous dire. Les luthériens attaquent ce qu’ils croient être la corruption de Rome. Ils croient que ce scandale trouve ainsi son châtiment, mais les fidèles sont abandonnés et maltraités. Je suis un homme de foi, Votre Eminence. Dieu me garde que Sa Sainteté se détourne de moi.

 

Le roi joue de la guitare et écrit.

 

Charles, Anthony Knivert et le roi assistent à un bal. Charles regarde les femmes d'un air intéressé.

Chant : Hélas, mon amour, Vous m’avez blessé En me traitant si cavalièrement…

Anthony Knivert : Vous ne vous en lassez jamais ?

Charles : Si, et alors je m’endors.

Anthony : Je parie que vous rêvez de femmes aussi.

Charles : Non, de Dieu, du paradis, de l’enfer et de repentance. Puisque vous tenez à le savoir.

Charles s’éloigne et le roi revient avec un verre à la main.

Henry VIII : A quoi pensez-vous, Anthony ?

Anthony : Quand j’écoute cette chanson, je pense, omnia vincit amor.

Henry VIII : Omnia vincit amor... L’amour vaincra toujours. (Le roi va discuter avec Thomas Boleyn) Monsieur le Vicomte.

Thomas Boleyn : Votre Majesté.

Henry VIII : Je vous en prie, demandez à Anne de revenir à la cour. Je vous en supplie. Je ne peux vivre sans elle. Nous aurons le verdict demain, et je serai libre.

Thomas Boleyn : Majesté.

 

Le jugement pour l’annulation du mariage du roi reprend pour la troisième fois.

Homme : Conformément aux règles et aux lois de ce tribunal et la selon le voeu de Sa Majesté, je vous demande de rendre votre verdict.

Campeggio : Votre Majesté. Messieurs. Après délibération, nous avons décidé que cette décision est trop importante pour être jugée ici, sans consultation de la Curie Romaine. Malheureusement, la Curie ne siège pas durant l’été. Nous n’avons pas d’autre alternative, que de prolonger ce procès, jusqu’au premier Octobre. Ainsi en avons-nous jugé.

Le roi se lève et sort du tribunal.

Wolsey, à Campeggio : Espèce de pauvre connard.

Charles, à Wolsey : Il ne fait pas bon vivre en Angleterre, entourés de cardinaux.

Wolsey : Etes-vous si obtus, que vous pensez que c’est ma décision ? Vous devriez être le dernier à vous plaindre des cardinaux. Si je n’avais pas, moi, simple cardinal, chanté vos louanges, on vous aurait coupé la tête depuis longtemps.

 

L’ambassadeur Mendoza rejoint la reine Katherine, assise sous un arbre.

Mendoza : Belle journée.

Katherine : Oui, Señor Mendoza.

Mendoza : Campeggio a reçu des instructions secrètes de Sa Sainteté, qui a recommandé que l’affaire soit traitée par Rome.

Katherine : On ne m’a pas abandonnée.

Mendoza : L’empereur s’emploie, sans faillir, à votre cause.

Katherine : Est-ce vrai que vous nous quittez ?

Mendoza : Oui, Votre Majesté. L’ambassadeur Chapuys me remplacera.

Katherine : Je le connais.

Mendoza : C’est un homme de confiance, et il s’occupera de vos intérêts avec diligence.

Katherine : Comme vous l’avez fait. (Elle lui donne une borche) Prenez ceci. En souvenir de moi.

Mendoza : Majesté.

L’ambassadeur s’en va, laissant la reine seule.

 

Wolsey : Thomas, quel plaisir. Comment va le roi ?

Cromwell : Le roi se rend dans l’un de ses domaines. Avec Lady Anne.

Wolsey : Je vois. Dites à Sa Majesté, que je lui donne les revenus du diocèse de Durham, un des plus riches de l'Angleterre. Et que je ne cesserai de travailler à ses intérêts. Campeggio et moi, serions heureux de réaliser ses volontés. Vous comprenez ?

Cromwell : Je le lui dirai.

Wolsey : Et, Thomas. Puis-je compter sur vous pour défendre mes intérêts auprès du roi ?

Cromwell : Oui. Sans vous, je ne serais qu’un petit greffier, sans avenir. Je vous dois tout.

 

Anne Boleyn et le roi sont à cheval.

Henry VIII : J’ai été convoqué à Rome. Je dois me présenter devant le pape et lui rendre des comptes. Vous imaginez ça ? Moi, le roi d’Angleterre, qui n'ait de compte à rendre qu’à Dieu. Satané Wolsey. Qu’il brûle en enfer !

Anne : Puis-je parler franchement ?

Henry VIII : Bien sûr.

Anne : Certains, bien avisés, ne se soucient pas du pape. Ces auteurs disent que le roi est à la fois l’Empereur et le pape, maître absolu de son propre royaume.

Henry VIII : Quels auteurs ?

Anne : J’ai un livre à vous montrer. Si vous le permettez.

Henry VIII : Montrez-le-moi.

 

Margaret est seule chez elle et n'est visiblement pas très en forme.

Maison Grafton, Les Midlands… Le roi prend un livre posé sur la table.

 

Charles est au lit avec une femme, pendant que Margaret est dans son lit, blanche.

Voix : Avec douceur aimer, et aimer avec douceur. Rosée sur la branche du platane, près de la grille qui grince que mon coeur rejoint en hâte. Ensuite, par le chemin entre les blès, le long des églantiers, vers cette pierre qui recouvre mon corps allongé.

Margaret entre, en sang, dans une pièce où une servante travaille. Elle tombe à terre.

 

Grafton…

Thomas Boleyn : Merci de nous avoir reçus.

Henry VIII : Bien.

Thomas Boleyn : Votre Majesté. Le nouvel ambassadeur impérial, Monsieur Chapuys, voudrait présenter ses lettres de créance à la reine.

Henry VIII : Accordé. Autre chose ?

Thomas Boleyn : Le cardinal Campeggio retourne à Rome, et souhaiterait prendre congé officiellement auprès de Votre Majesté.

Henry VIII : Fort bien. Monsieur Cromwell, invitez-le ici, au manoir de Grafton. Ainsi que Wolsey. Autre chose ? (Charles entre) Monsieur le Duc ?

Charles : Majesté, pardonnez-moi. Margaret est morte. Elle est morte de consomption.

Henry, livide et furieux se lève et fait face à Charles.

Henry VIII : Vous ne m’aviez même pas dit qu’elle était malade.

Il le bouscule et part.

 

Les obsèques de Margaret, sœur du roi Henry VIII ont lieu.

Petit garçon : Si c’est la sœur du roi, pourquoi n’est-il pas là ?

Père : Le roi n'assite pas aux enterrements.

Garçon : Pourquoi ?

Père : Nul ne doit pouvoir imaginer la mort du roi. Ce serait une trahison.

Charles pleure devant le cercueil de sa femme, Margaret.

Charles : Pardonnez-moi. Je suis désolé.

 

Thomas More vient raconter au cardinal Wolsey son déplacement à Cambrai.

Wolsey : Allons, Thomas. Racontez-moi. Vous êtes arrivés à temps à Cambria ?

More : Non, une semaine trop tard.

Wolsey : Une semaine ? Comment avez-vous donc pu contribuer aux négociations ?

More : Nous n’étions pas conviés aux discussions principales. Nous ne pouvions participer qu’à des négociations périphériques.

Wolsey : Quelles négociations ?

More : Je suis content de vous apprendre, le retour des échanges commerciaux entre nous et les Pays-Bas. Nous avons aussi obtenu des garanties sur des dettes que l’Empereur devait au roi.

Wolsey : Mais le plus important. Le plus important ! Le roi de France a-t-il refusé la paix ?

More : Non. Au contraire, il a réglé tous ses différents avec l’Empereur. Et...ils ont tous deux réglé tous leurs différents avec le pape Clément.

Wolsey : En d’autres termes, nous avons été délibérément mis à l'écart.

More : Si vous voulez le dire comme ça.

Wolsey : Maintenant, le pape n’accordera plus jamais son divorce au roi. Dites-moi, Thomas. Que pensez-vous avoir accompli à Cambrai, qui vous donne cet air si supérieur.

More : Avec votre respect, en fait, je n’avais pas grande influence. Mais je considère cette diplomatie fructueuse. La paix règne à nouveau en Europe. L’Angleterre est en paix avec l’Empire. Plus important, l’autorité papale est restaurée et reconnue. Ce sont mes convictions.

Wolsey : François m’a trahi.

More : Il a vu la futilité de la guerre. Il a reconnu le besoin de la tradition.

Wolsey : Et vous, Thomas, vous m’avez totalement détruit.

 

Le cardinal Wolsey accompagne le cardinal Campeggio à Grafton sur demande du roi.

Valet, à Campeggio : Par ici, Votre Excellence. La chambre de Votre Honneur.

Campeggio : Merci.

Wolsey : Attendez. Où est ma chambre ?

Valet : Il n’y en a pas pour vous, Votre Eminence.

Wolsey : Mais...mais je dois me changer.

Valet : Il faudra vous adresser ailleurs.

Norris : Votre Eminence.

Wolsey : Monsieur Norris.

Norris : Utilisez ma chambre. C’est peu mais… Je fais monter vos effets. Une fois changé, allez à la salle de réception.

Wolsey : Vous avez ma reconnaissance.

Norris : Beaucoup, ici, vous sont redevables. Hélas, peu le montreront.

Valet, dans la salle de réception : Cardinaux Wolsey et Campeggio.

Henry VIII : On m’a dit que vous étiez souffrant ? Est-ce vrai ?

Wolsey : Je n’ai jamais été indisposé au point de ne pouvoir vous servir.

Henry VIII : C’est ce que je pensais. On colporte tant de mensonges. En qui puis-je avoir confiance ? Nous avons fait un long chemin ensemble, vous et moi. Comment l’aurais-je oublié ?

Wolsey : Et il n’est pas fini.

Henry VIII : Je sais, je sais. N’ayez pas peur. Nous parlerons demain.

 

Le roi rejoint son cheval où Anne Boleyn l’attend, déjà sur le sien.

Henry VIII : Bonjour, ma chérie.

Gardes, devant Wolsey : Halte.

Wolsey : Laissez-moi passer, je dois parler au roi. Laissez-moi passer. Votre Majesté. Majesté ! Votre Majesté ! Majesté ! Majesté !

Le roi part sans l’écouter, ni même se retourner.

 

L’ambassadeur Chapuys rend visite à la reine Katherine.

Katherine : Ambassadeur Chapuys.

Chapuys : Votre Majesté. Je viens, sur l’invitation du roi, présenter mes lettres de créance signées par l’Empereur.

Katherine : Je vous en prie. Je suis contente de vous voir. Votre mission tombe à un moment bien compliqué.

Chapuys : En effet. Je vois ma mission, Madame, comme un travail tout en douceur.

Katherine : Tout en douceur.

Chapuys : Puis-je demander à Votre Majesté, si je dois tout de suite aller présenter mes lettres à Son Eminence, le cardinal Wolsey ?

Katherine : Je ne pense pas que cela soit désormais nécessaire, le cardinal n’est plus en grâce. Il n’a plus l’autorisation de venir à la cour.

Chapuys : Alors à qui devrais-je les présenter ?

Katherine : Norfolk, Suffolk et Rochford. Ils sont maintenant proches du roi et s’occupent de ses affaires. C’est auprès d’eaux que tout se passe. Mais vous devez aussi savoir, que ce ne sont pas mes amis. Aucun d’eux. En fait, je dirais que ce sont tous mes ennemis mortels.

 

Charles et le duc de Norfolk vont voir le cardinal Wolsey.

Duc de Norfolk : Cardinal Wolsey, vous êtes accusé de praemunire. Vous avez exercé vos pouvoirs de légat du pape, dans le royaume, dérogeant ainsi à l’autorité du roi.

Charles : Vous êtes démis de toutes vos fonctions. Et tous vos biens seront remis au roi.

Wolsey : Je présume que vous avez un ordre écrit du roi ?

Charles le lui tend.

Duc de Norfolk : Vous devez nous remettre le grand sceau.

Wolsey : Où dois-je me rendre ?

Duc de Norfolk : A la maison du roi, à Jericho. Vous y attendrez le verdict de la cour.

Homme, ricanant : Laissez passer Sa Grâce.

Tout le monde rigole et le laisse passer.

 

Wolsey, écrivant une lettre : Mon éternel ami Cromwell. Je vous conjure, si vous m’aimez et voulez m’aider, de venir tout de suite, dès que vous le pouvez, et d’abandonner toute autre affaire. Je ne souhaite pas seulement le réconfort de votre présence, mais voudrais aussi profiter de vos bons et discrets conseils. Ecrit en toute hâte, samedi, la main malhabile et le cœur rempli de peine, votre confident qui vous aime. Wolsey.

Cromwell déchire la lettre et la chiffonne.

 

Henry VIII et Thomas More se promènent tout en discutant.

Henry VIII : Il a plaidé coupable, pour tous les chefs d'accusation.

More : Oui, je sais. Il va être emprisonné.

Henry VIII : J’ai annulé sa condamnation. Je lui laisse même l’évêché de York. Avec une pension de 3 000 livres. Vous voyez quel monstre je suis. Je dois nommer un nouveau chancelier. Quelqu’un de confiance. Vous avez l’expérience des lois et du service du roi. Vous avez une reconnaissance internationale. Vous êtes l’ami d’Erasme, le plus grand des humanistes d’Angleterre. Vous avez l’esprit vif.

More : Non.

Henry VIII : Non quoi ?

More : Je ne veux pas être chancelier.

Henry VIII : Vous ferez ce que je vous ordonne ! Je sais que vous avez des scrupules au sujet de mon divorce. Je vous jure qu'il ne sera traité que par ceux dont la conscience s’en accorde. Vous vous occuperez de tout autre chose, et je ne le laisserai jamais perturber votre conscience. Ecoutez, Thomas. Je veux, non, je vous ordonne, pour toute chose, de vous référer d’abord à Dieu, et à moi ensuite.

Ils se serrent la main.

 

FIN

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