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#107 : La grande suète



Jours sombres pour les Tudors d'Angleterre. La suète, une maladie mystérieuse, presque toujours mortelle pour ceux qui l'attrapent, ravage le pays. Un manque de nourriture s'ajoute au malheur. L'optimisme et l'énergie d'Henry prennent un coup et la confiance du roi cède la place aux doutes et aux illusions. Mais après l'obscurité vient la lumière. Le mal commence à disparaître et le roi reçoit les nouvelles d'aprés lesquelles sa maîtresse, Anne Boleyn, a miraculeusment survécu. Encore mieux, un délégué du Pape Clement est sur son chemin pour Angleterre afin d'assembler finalement une cour qui décidera de la demande du divorce.

Popularité


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Titre VO
Message To the Emperor

Titre VF
La grande suète

Première diffusion
13.05.2007

Vidéos

retrouvailles Anne et Henry

retrouvailles Anne et Henry

  

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Titre VO: Message To the Emperor - Titre VF: La grande suète
Diffusion US: 13 Mai 2007
Diffusion FR: 14 Avril 2008

Réalisé par: Alison MacLean
Ecrit par: Michael Hirst
Acteurs secondaires: Catherine Byrne (Alice More), Declan Conlon (Mendoza), Padraic Delaney (George Boleyn), Philip Desmeules (Foxe), Alan Devine (Stephen Gardine), Lorna Doyle (Joan Larke), Rebecca Friberg (Joan), Peter Gaynor (Hans Holbein), John Kavanagh (Le Cardinal Campeggio), Rachel Kavanagh (Ann Hastings), Ian McElhinney (Le Pape Clement VII), Fiona Ryan (Jane), Joe Taylor, Clive Geraghty

GENERIQUE

 

William Compton dort et s’agite dans son lit. Un valet vient ouvrir les rideaux.

Valet : Sir William. Sir William. Qu’y a-t-il ?

Valet 2 : Va chercher le médecin. Va le chercher tout de suite.

Médecin : Bon Dieu ! Pourquoi personne ne l’a réveillé ? Le sommeil est fatal dans ces cas ! Eloignez-vous. Eloignez-vous pauvres fous ! Votre maître souffre de la suette. Vous deux. Vous, restez. Nous devons tenter de le soigner. Le pauvre homme. Retournez-le. Pour l’amour de Dieu, allez-y ! Nous pouvons encore le sauver. Je vais lui faire une saignée dans le dos. J’ai entendu dire que cela marche parfois. Ca élimine un peu de toxine. Tenez-le bien.

 

Le cardinal Wolsey va déjeuner avec le roi et Anne Boleyn.

Wolsey : Que faites-vous ?

Femme de Wolsey : Ne puis-je pas le rencontrer ?

Wolsey : Par Dieu, femme, dehors. Dehors.

Valet : Sa Majesté le roi et Lady Anne Boleyn.

Henry VIII : Wolsey.

Wolsey : Votre Majesté. Maîtresse Anne. Soyez la bienvenue.

Anne Boleyn : Je dois remercier Son Eminence pour la magnifique broche qu’elle m’a envoyée.

Wolsey : Je suis heureux qu’elle vous ait plu. C’est de style italien. J’ai trouvé le travail superbe. Je suis sûr que Votre Majesté sera ravie par les présents du roi de France. Calice d’or, soieries d’or pour la messe, ainsi que des tapisseries d’une valeur d’au moins 30 000 ducats.

Henry VIII : Une fois de plus, nous revoici alliés des Français.

Wolsey : En effet. Et nous sommes en guerre contre l’Empereur.

Henry VIII : Bien. Cela me plait. Comme il a plu à l’Empereur d’annoncer la naissance d’un garçon. De la princesse pour laquelle il a rejeté ma fille.

Wolsey : Comment sont les crevettes ?

Anne Boleyn : Parfaites, Votre Eminence. Merci. Vous êtes trop généreux, en tout.

Henry VIII : Alors, qu’en est-il de nos affaires ?

Wolsey : Votre Majesté, je me suis arrangé pour envoyer deux de mes collègues, deux jeunes avocats, Stephen Gardiner, mon secrétaire et Edward Foxe, rencontrer le pape à Orvieto, près de Rome où il réside dans des conditions misérables, apparemment.

Anne Boleyn : Quelle sera la tâche de ces avocats ?

Wolsey : Ils feront comprendre à Sa Sainteté la nécessité de sa coopération. Il doit reconnaître, selon le droit civil et canon, l’invalidité du mariage de Votre Majesté.

Henry VIII : J’ai lu de nombreux textes sur la question. Parfois, à trop lire la nuit, j’en ai des maux de tête. Mais je suis plus sûr maintenant que jamais de la justice spirituelle et juridique de mon cas. J’ai la conscience tranquille.

Wolsey : Cela va sans dire. Votre Majesté doit être sûre que ces deux hommes, ces deux avocats entêtés, ne quitteront pas Orvieto sans avoir eu satisfaction.

Henry VIII : Bien. Très bien.

 

Katherine et l’ambassadeur Mendoza discutent tout en se promenant.

Katherine : Vous êtes-vous entretenu avec le roi récemment ?

Mendoza : Non, Votre Majesté. Le cardinal refuse mes demandes, et de façon la plus autoritaire.

Katherine : Il y a quelque chose que j’ai appris des Anglais. Un petit avantage les rend despotiques tandis que la moindre adversité les déprime.

Mendoza : J’ai reçu une lettre codée de votre neveu, l’Empereur. Il vous déclare son appui éternel dans cette désagréable affaire.

Katherine, à ses servantes : Vous pouvez m’attendre ici.

Servante : Bien, Votre Majesté.

Katherine : Continuez, je vous prie.

Mendoza : Il a déjà rédigé une lettre à Sa Sainteté le pape Clément le prévenant des brutales intentions du roi. Il lui a demandé d’écarter Wolsey comme légat officiel et de vous déclarer légalement mariée au roi. Il vous demande de rester forte.

Katherine : Je m’y efforce. Mais tant de choses me sont maintenant cachées. Dites-lui que je lui fais confiance plus qu’à tout autre. Sauf à Dieu.

 

La compagne de William vient lui rendre visite.

Médecin : Madame Hastings.

Hastings : Dr Linacre ?

Dr Linacre : Dès qu’il a su la nouvelle, le roi m’a dépêché ici. En vain, hélas ! Maîtresse Hastings, je sais que vous étiez sa concubine. Il était en tout point, le plus aimant et aimé des hommes. Sa Majesté regrettera beaucoup sa camaraderie.

Hastings : Laissez-moi le voir.

Dr Linacre : Le risque est grand. Nous en savons si peu.

Hastings : Je vous en prie. (Elle s’approche et s’assoit sur le lit) Mon pauvre et tendre chéri. Protégez-nous du mal.

Dr Linacre : Pardonnez-moi. Vous devez brûler sa literie et ses vêtements. Il faut l’enterrer au plus tôt.

 

Dans son bureau, Wolsey donne les instructions aux deux jeunes avocats qui doivent aller voir le pape.

Wolsey : Messieurs, ceci est une lettre personnelle du roi au pape le remerciant à l’avance de l’attention qu’il portera à sa requête.

Gardiner : Que va répondre Sa Sainteté, croyez-vous ?

Wolsey : Franchement, M. Gardiner, je n’en suis pas tout à fait sûr. Le pape était maltraité par les mercenaires de l’Empereur. Bien que, dit-on, l’Empereur lui aurait permis de s’échapper, sa condition ne s’est point améliorée. Il mène une vie triste, enfermé dans un château en ruine. Dans ce cas, pourquoi le pape favoriserait-il l’Empereur qui n’a su que lui causer de la misère au dépend du roi d’Angleterre qui ne lui a jamais fait de mal ?

Foxe : Le problème, Votre Eminence, c’est que les épées du roi d’Angleterre sont plus loin que celles de l’Empereur. La diplomatie est presque toujours réglée par une telle proximité.

Wolsey : Vous parlez tel un avocat ! Si tout échoue, utilisez les menaces. Dites à Sa Sainteté que si le roi ne peut obtenir satisfaction de la Cour du pape, il trouvera d’autres moyens d’apaiser sa conscience et de se débarrasser de son épouse actuelle. Suis-je assez clair ?

Foxe : Oui, Eminence. Nous comprenons.

Wolsey : Bonne chance, messieurs.

 

Tallis croise une charrue avec les affaires de William Compton.

Hastings : Le soir après la mort de William, ses serviteurs volaient ses effets. Dans son testament, il a légué ceci au roi. J’ai réussi à le conserver. (Elle sort un coffret d'une cache dans le mur) William est enterré dans le cimetière. De même que les serviteurs ayant contracté la maladie au cours des dernières 24 heures.

Tallis est au cimetière où sont enterrés les serviteurs mort de la suette. Il arrive sur la misérable tombe de William Compton.

Tallis : Je ne sais que vous dire.

Il se relève, puis casse sa guitare sur la croix portant le nom de William.

 

Le cardinal Wolsey mange une pomme quand il voit le duc de Norfolk jouer aux cartes. Il décide d’aller lui parler.

Wolsey : Monseigneur Norfolk.

Duc de Norfolk : Votre Eminence. Que voulez-vous ?

Wolsey : Vous parlez, si je puis. En privé.

Duc de Norfolk : Entendu.

Le duc quitte la table de jeu.

Wolsey : On vous ordonne de rentrer immédiatement sur vos terres de l’Est-Anglie.

Duc de Norfolk : On m’ordonne ? Qui donc ?

Wolsey : Sa Majesté. De sa propre main.

Duc de Norfolk : Pour quelle raison ?

Wolsey : Sa Majesté veut que vous y surveilliez la production de blé et le commerce en mer du Nord.

Duc de Norfolk : Le commerce ? Le commerce ? Pour qui me prenez-vous ? Un fils de boucher ?

Wolsey : Comme vous pouvez le voir, Milord, ce ne sont pas mes ordres.

 

Le roi ouvre le coffre que William Compton lui a légué, en  présence de Charles et Anthony Knivert.

Henry VIII : Pauvre William. Est-ce là ce qu’il reste de toute une vie ? Nous devons veiller à ce que ces bijoux reviennent à sa femme. William est mort à Warwickshire, loin d’ici. Si Dieu le veut, la maladie sera contenue. Mais vous devriez vous fortifier tout de même, au cas où. Voici des plâtres qui guérissent les ulcères. Un onguent qui calme l’inflammation et les démangeaisons. Ceci pour la digestion, cela pour la peau sèche. Cet onguent soulagera votre verge en cas de douleur.

Anthony Knivert : Merci.

Henry VIII : Voici ce que l’on nomme « pilules de Rasis ». Elles tirent leur nom du Turc qui les a inventées. On les dit efficaces contre la suette. Mais cette infusion est même mieux.

Anthony Knivert : De quoi s’agit-il ?

Henry VIII : C’est un mélange de souci, de Manus Christi, une herbe très efficace d’oseille, de plante des prés, de vinaigre de lin, de copeaux d’ivoire, le tout mélangé à du sucre. Prenez-en.

Charles : En êtes-vous sûr ? On m’a dit que la prise d’infusions était mauvaise.

Henry VIII : Faites-moi confiance. (Anthony boit le verre) Vous vous sentirez mal. Mais c’est mieux que la maladie qu’il empêche.

 

Après William Compton, c’est sa femme qui décède de la suette.

Servante : Maîtresse Hastings. Enterrez-la aux côtés de Sir William.

 

Thomas Tallis joue du piano quand 2 jeunes femmes arrivent.

Femme : C’est tellement beau.

Tallis s’arrête de jouer.

Tallis : C’est simplement pour un ami. Excusez-moi, je ne puis travailler à moins d’être…

Femme 2 : Bien sûr. Bonne nuit, Thomas Tallis.

Elles partent.

Tallis : Attendez. Quel est votre nom ?

Femme : Joan.

Tallis : Restez un instant.

Joan reste avec Thomas Tallis et l’autre jeune femme part, seule.

Joan : Pourquoi moi ?

Tallis : Pensez-vous que le monde vous juge toutes deux pareilles ?

Joan : Oui. Il me semble.

Tallis : Je ne crois pas. Je vois des différences entre vous. Quand je vous regarde, je vois une lumière autour de votre visage.

Joan : Une lumière ? Comme un halo, voulez-vous dire ?

Tallis : Oui. Comme un cercle de lumière.

Joan : Vous êtes étrange.

Tallis : Puis-je vous embrasser, Joan ?

Il s’approche et l’embrasse.

 

Un festin est organisé en plein air.

Henry VIII : Bonjour, chambellan.

Chambellan : Votre Majesté. Puis-je vous présenter Son Altesse Jean de Bellay, évêque de Bayonne, le nouvel ambassadeur Français.

Jean de Bellay : Votre Majesté, je suis ravi de vous présenter ces documents.

Henry VIII : Et moi d’être à nouveau l’ami et allié de votre maître. Remerciez-le pour ses précieux cadeaux. Alors, Votre Excellence, comment se passe la guerre avec l’Empereur ?

Jean de Bellay : Votre Majesté n’a aucune raison de s’inquiéter. Une armée française et une flotte de nos alliés Génois ont irrémédiablement assiégé les soldats de l’Empereur à Naples. Tôt ou tard, Charles devra se rendre et abandonner l’Italie toute entière.

Henry VIII : Voilà une nouvelle véritablement excellente. (Anne Boleyn les rejoint) Votre Excellence, permettez-moi de vous présenter…

Jean de Bellay : Ne s’agit-il pas de Mademoiselle Anne ? Enchanté. Son Eminence, le cardinal Wolsey, m’a tout dit sur vous. Sauf comme vous étiez belle. Pour un Français, c’est un crime.

Anne Boleyn : Mais les Français disent à toutes les femmes qu’elles sont belles. N’est-ce pas un crime aussi ? J’ai un cadeau pour vous.

Jean de Bellay : Pour moi ?

Anne Boleyn : Oui absolument. C’est une chienne très rapide.

Jean de Bellay : Quel est son nom ?

Anne Boleyn : Wolsey.

Henry VIII : Vous devez être heureuse, ma chère. Son Excellence m’a informé que l’Empereur sera bientôt chassé d’Italie. Il ne pourra plus se mettre en travers de notre bonheur.

Homme caché : Retourne à ton épouse !

Garde : Halte là ! Au nom du roi !

Jean de Bellay : Quelqu’un a-t-il dit quelque chose ?

 

Le roi accompagné de Jean de Bellay ainsi que d’Anne Boleyn rentrent à la cour

Jean de Bellay : Quelle est cette puanteur ?

Henry VIII : C’est le vinaigre. Du vinaigre, Excellence. Que s’est-il passé ?

Valet : Il y a eu une épidémie de suette. 300 morts en une journée.

Henry VIII : Allez chercher le Dr Linacre, vite. Et ma femme, la reine ? Comment va la reine ? Anne, n’ayez pas peur. Je reviens bientôt. George, amenez votre sœur dans sa chambre.

Le roi prend une infusion contre la suette, pendant que tous les serviteurs purifient les murs de la cour.

 

Le Dr Linacre explique au roi les effets de la suette ainsi que ses symptômes.

Dr Linacre : L’expérience m’a appris, Votre Majesté, que très souvent avant toute apparition de symptômes physiques, les victimes souffrent d’une curieuse désorientation mentale. Une sensation brève de peur et d’appréhension. Un pressentiment de douleur et de mort. Chaque rumeur les plonge dans un état d’agitation. En effet, une rumeur peut causer un millier de cas de suette. Ainsi, des milliers contractent la maladie d’une crainte qui n’est justifiée par rien. En particulier s’ils observent un régime sain et complet.

Henry VIII : Un régime sain et complet ? C’est là votre meilleur remède, Dr Linacre ? Pas d’infusion ?

Dr Linacre : J’espère que Votre Majesté me croit si je lui dis qu’il existe d’innombrables remèdes contre la suette. La plupart, à mon sens, est médicalement inefficace.

Henry VIII : Même pour la prévenir ?

Dr Linacre : J’ai entendu parler d’une théorie intéressante. Un jeune homme de ma connaissance jure qu’il peut combattre la maladie directement en se faisant transpirer naturellement grâce à de l’exercice tous les soirs.

Henry VIII : Merci, docteur.

 

Henry VIII rejoint sa femme Katherine pour prier, tandis que dans tout Londres la mort rôde.

 

More a réuni sa famille.

More : Ma chère épouse et mes chers enfants. Ce fléau qui nous accable est une punition de Dieu. Nous sommes tous des pécheurs et Dieu est mécontent de nous. Notre vie et notre mort sont entre Ses mains. Il ne nous reste qu’à prier et à faire appel à Son infinie mansuétude, reconnaître nos natures pécheresses et notre besoin de Sa grâce.

Il s’agenouille et prie en compagnie de sa famille.

 

Charles est au lit avec une autre femme que Margaret.

Femme : Alors, qu’en pensez-vous ?

Charles : N’est-ce pas la meilleure façon de transpirer ?

Femme : Si, Votre Grâce.

Charles : Faites-la lécher par votre mari !

 

Anne Boleyn se fait coiffer quand elle voit une de ses servantes pas très en forme.

Anne Boleyn : De quoi s’agit-il, ma fille ?

Servante : Rien, madame, je suis juste un peu étourdie.

Anne Boleyn : Eh bien, venez ici.

Servante : Non, je… Je me sens étourdie, je… C’est ça. J’ai attrapé la maladie.

Anne Boleyn : Non, ma douce enfant. C’est juste un mal de tête.

Servante : Non, c’est plus que ça.

Anne Boleyn : Mais non.

Servante : J’ai des douleurs à l’estomac. Oui. N’est-ce pas un symptôme ? Comment pouvez-vous le nier ? Je vais mourir.

Anne Boleyn : Non, vous n’allez pas mourir. Ecoutez-moi. Vous n’allez pas mourir. Venez là. Allons.

 

En présence du cardinal Wolsey, le roi lit une lettre d’Anne Boleyn.

Henry VIII : « Ma pauvre domestique a, ce jour, attrapé la suette et en est morte. J’implore Votre Majesté, que dois-je faire ? » Je veux la voir.

Wolsey : Je déconseille tout contact avec des personnes infectées ou ceux qui ont eu un contact avec elles. Vous êtes le roi d’Angleterre.

Henry VIII : Oui, mais si elle… Si elle meurt ? Mon Dieu. D’accord. Dites-lui qu’elle doit quitter le palais. Elle doit retourner chez son père à Hever et s’y enfermer coûte que coûte. Je lui enverrai des infusions pour la fortifier et je lui écrirai.

Wolsey : Et Sa Majesté ?

Henry VIII : La reine rejoindra notre fille à Ludlow. Je prie Dieu qu’elles soient sauves au Pays de Galles.

Wolsey : Et vous, Votre Majesté ?

Henry VIII : Je vais m’enfermer ici et je garderai la maladie à l’écart par tous les moyens.

Wolsey : Alors si je puis donner un conseil à Votre Majesté : gardez le moins de personnes possibles près de vous. De cette façon, vous réduirez le risque de contamination.

Henry VIII : Que Dieu nous bénisse.

Wolsey : En effet.

 

Le roi Henry VIII rend visite à la reine Katherine.

Henry VIII : Je suis venu vous dire au revoir.

Katherine : Etes-vous content de m’éloigner ?

Henry VIII : Ne voulez-vous pas voir notre fille ?

Katherine : Vous m’éloignez pour être avec elle.

Henry VIII : Non, elle n’est pas… Vous parlez de Lady Anne Boleyn ?

Katherine : Oui, je parle d’elle. Vous n’en faites pas secret.

Henry VIII : Non, elle part pour Hever. L’une de ses servantes est morte de la maladie.

Katherine : Votre peur est plus grande que votre engouement pour votre maîtresse ?

Henry VIII : Katherine, elle n’est pas ma maîtresse. Je ne couche pas avec elle. Pas tant que nous sommes mariés.

Katherine : Mais lui dites-vous que vous l’aimez ? Lui faites-vous des promesses ? Vous en fait-elle ? Ne me le direz-vous pas tant que je serai votre épouse ?

Henry VIII : Katherine, je souhaite de tout mon cœur que vous acceptiez que notre mariage soit basé sur un mensonge. Et en attendant, je vous aime encore assez pour vouloir vous sauver la vie. Maintenant, faites ce que j’ordonne. Partez au Pays de Galles.

Katherine : Quand vous parlez ainsi, mon amour… (Il ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase qu’il part) Vous faites comme si j’avais la peste. Comme si l’amour était la peste.

Henry VIII : Je vous écrirai. Dites à Marie, que le roi, son père, lui envoie son amour et sa dévotion.

 

Anne Boleyn rentre chez son père en sa compagnie.

Thomas Boleyn : Comment te sens-tu ?

Anne Boleyn : Bien, papa.

Thomas : Tu en es sûre ?

Anne : Comment ça ? A cause de ma domestique je suis certaine d’être contaminée ?

Thomas : Non, bien sûr que non. De quoi s’agit-il ?

Anne : Je n’arrive plus à respirer.

Thomas : Quoi ? Qu’y a-t-il ?

Anne : Arrêtez la voiture. Je n’arrive plus à respirer !

Thomas : Faites halte. Arrêtez la voiture. (Anne sort de la voiture) Anne. Avancez. (Elle marche à côté de la voiture) Anne.

 

Les serviteurs du roi continuent à apporter les morts sur une voiture pour les enterrer au cimetière.

Femme : Joan, ma chère sœur.

 

Le roi est seul et tourne en rond. Il dîne seul en musique, et découvre des adticots dans son poisson. Il se réveille alors brusquement, se lève de son lit, fait des pompes, et court sur place.

Henry VIII se confesse.

Henry VIII : Mon père, il se dit et l’on sait bien que la maladie est un châtiment de Dieu pour nos péchés. Mais pourquoi, mon père, mon pays est-il marqué de disgrâce ? Qu’avons-nous fait qui ait tant déplu à Dieu tout puissant pour qu’il abatte une telle pestilence sur nous ? Est-ce ma faute ? Mon père, je demande le pardon des péchés que je ne connais pas. J’implore votre bénédiction. Pas en tant que roi, mais en tant qu’homme. S’il vous plaît, mon père. Mon père ? Mon Père ? (Il sort du confessionnal) Mon père ?

 

Orvieto, Italie… Gardiner et Foxe, les deux jeunes avocats envoyés par le cardinal Wolsey arrive à leur destination pour voir le pape.

Homme : Etes-vous les émissaires anglais ? Venez.

Pape : Mes enfants.

Foxe : Saint Père.

Pape : Voyez-vous comment je suis forcé de vivre ? Pouvez-vous imaginer la misère de votre Père ? Les Espagnols sont pratiquement rendus à la porte.

Gardiner : Vous connaissez la raison de notre présence. Nous amenons une lettre de Sa Majesté, le roi Henry, le plus dévoué et catholique roi d’Angleterre, d’Irlande et de France.

Foxe : Sa Majesté remercie d’avance Votre Sainteté pour son soutien à sa demande d’annulation. Il sait que vous, Saint Père, ne ferez aucune objection à nos suppliques.

Pape : J’aimerais de tout mon cœur faire plaisir à votre Maître et lui donner satisfaction. Mais je dois vous dire, en toute honnêteté, Dieu m’en est témoin et en tant qu’honnête homme, que j’ai informé que cette requête est motivée uniquement par l’affection vaine du roi et l’amour exagéré pour cette femme, Anne Boleyn. Il m’a été rapporté que le roi d’Angleterre désire divorcer uniquement pour des raisons privées. Et que la femme qu’il aime lui est bien inférieure. Non seulement de par le rang, mais également de par la vertu.

Foxe : Votre Sainteté, qui vous a raconté pareilles choses ?

Pape : On raconte qu’Anne est déjà enceinte et que le roi souhaite de toute urgence faire de son enfant son héritier au trône.

Gardiner : Lady Anne est un modèle de chasteté.

Foxe : Quoique très apte à enfanter une fois le moment venu.

Gardiner : Saint Père, elle impressionne quiconque la voit ou la connaît, par la pureté de sa vie, sa virginité conservée, sa sérieux, son humilité, sa pudeur

Foxe : En vérité, de toutes les femmes d’Angleterre, elle est, de loin, la plus apte à être reine.

Pape : Et la reine Katherine ?

Foxe : Sa Majesté espère que, lorsque Votre Sainteté aura pris connaissance des arguments que nous vous avons rapportés elle écrira à la reine pour presser son consentement.

Pape : Bien entendu. Mais d’abord, je dois lire ces arguments, n’est-ce pas ? Avant de porter un jugement.

Gardiner : Sa Majesté nous a aussi laissé entendre que si vous ne pouviez lui donner satisfaction, elle chercherait alors un jugement ailleurs. Il pourrait être forcé de vivre hors des lois de la Sainte Eglise et au-delà de l’autorité de Votre Sainteté.

Pape, riant : Mes enfants.

 

Le roi écrit une lettre.

Henry VIII : « Mon amour, je vous ai envoyé des remèdes contre la maladie. Buvez du vinaigre, je vous en prie. (Il entend quelque chose. Le valet, titubant et butant dans les meubles lui apporte un plateau) Mon garçon ?

Le valet arrive à la table et tombe. Le roi Henry VIII se cache la bouche et le nez avec son bras puis part en courant. Avant de quitter son palais pour rejoindre un château éloigné.

 

A Orvieto en Italie… Gardiner et Foxe attendent le pape.

Pape : Mes enfants.

Gardiner : Saint Père.

Foxe : Saint Père.

Pape : Je crains que ma réponse ne vous déçoive. Je suis incapable d’émettre un jugement ici et aujourd’hui concernant l’affaire du roi. Attendez, je n’ai pas dit que cette affaire était close. Je suis résolu à la régler le plus tôt possible, mais pas ici. Vous voyez comment je vis ici. Aussi, je nomme le cardinal Campeggio mon légat officiel. Dès que la maladie sera endiguée, il partira pour l’Angleterre et, avec l’aide du cardinal Wolsey, il constituera une cour pour écouter et décider du bien fondé de ce cas. Si votre roi est aussi certain de sa cause que vous le dites, il appréciera sans aucun doute ces mesures qui ne pourront que hâter l’accomplissement de ses désirs.

 

Le Dr Linacre purifie le courrier pour le roi avant qu’il ne lui soit porté.

Henry VIII : Entrez. Mettez-les là.

Il se lève et va chercher les lettres posées sur le buffet.

Lettre du cardinal Wolsey : « Votre Majesté doit savoir que Sa Grâce, le duc de Norfolk, ayant contracté la maladie a demandé l’autorisation de rentrer à Londres pour y voir un médecin. J’ai refusé cette autorisation au nom de Votre Majesté. Trois des apothicaires de Votre Majesté sont tombés malades alors que 3 de vos valets sont morts. Votre maçon, Redman, est mort lui aussi. La maladie ne montre aucun signe de repli. Il y a maintenant 40 000 cas uniquement à Londres. Lady Anne Boleyn est atteinte, mais elle survit pourtant. »

Henry VIII : Dr Linacre.

Dr Linacre : Oui, Votre Majesté.

Henry VIII : Lady Anne est malade. Lady Anne Boleyn. Rendez-vous au château de Hever. Pour l’amour de Dieu, sauvez-la.

Le Dr Linacre exécute les ordres de Sa Majesté pendant que dans son bureau, le cardinal Wolsey est allongé par terre.

 

Le Dr Linacre est à la résidence des Boleyn.

Dr Linacre : A mon avis, il n’y a pas d’espoir. Les signes vitaux sont faibles et cela empire. Le prêtre doit venir à ses côtés, pour l'extrême-onction. Je suis navré.

 

Résidence de Thomas More et de sa famille…

Fille de More : N’avez-vous pas peur, papa ?

More : De quoi ? De la mort ? Non. Non, je m’en suis remis entièrement entre les mains de Dieu et je sais avec certitude qu’à ma mort je me rendrai dans un endroit bien meilleur que celui-ci. Ce que tu vois autour de toi n’est pas la peur de la mort mais la peur, pour l’impénitent, de ce qui va certainement la suivre. Il y a un spectre en Europe que je crains plus que cette maladie. Une maladie qui s’étend en tous lieux. Elle infecte par milliers.

Fille de More : De quoi parlez-vous, papa ?

More : De la maladie du luthérianisme. Elle se répand parmi les pauvres gens. Ceux qui voient l’Eglise riche, corrompue et décadente. Il a fait naître la guerre en Allemagne et tué 100 000 paysans. La contagion se répand en Bourgogne, à Salzbourg, à Montpellier et à Nantes. Chaque jour apporte des preuves de la virulence de cette hérésie.

Fille de More : Mais ça ne viendra pas ici ?

More : C’est déjà fait. Nous savons que des réunions secrètes ont lieu à Londres où l’on attaque l’Eglise, où l’on distribue des livres infâmes. Laisse-moi te poser une question, mon enfant. Je te le demande : que fais-tu si une maison est rongée par la maladie ?

Fille de More : On la purifie par le feu.

More : C’est exactement ça. De la même manière, la maladie qui est dans la maison de la foi, doit être purifiée par le feu. Je suis contre la violence, comme tu le sais. Mais je crois que Luther et ses disciples doivent être capturés dès maintenant. Et envoyés au bûcher.

 

Le roi ne sait visiblement pas quoi faire pour vaincre cette maladie. Une lettre lui est glissée sous sa porte.

Henry VIII : « Votre Majesté, moult gens meurent autour de nous. Presque tous à Oxford, Cambridge et Londres ont été malades. Comme le cardinal est tombé malade et que Votre Majesté a quitté la cour, le royaume n’est plus vraiment gouverné. Il y a eu des émeutes dans la ville, mais rien qui ne doive alarmer Votre Majesté. »

Le roi se réveille et Anne Boleyn, morte, est à ses côtés, ce qui l’effraie. Il se met face au mur et quand il retourne la tête pour regarder le lit, il voit une personne assez effrayante.

 

Résidence des Boleyn…

Servante : Monsieur. Venez la voir.

George Boleyn : Appelle le maître.

Servante : Monseigneur !

George : Papa, venez vite.

George entre dans la chambre de sa sœur, Anne.

Anne Boleyn : George.

Thomas Boleyn : Dieu soit béni. Sais-tu ce que tu as fait, mon enfant ? Tu es revenue d’entre les morts. Tu vas pouvoir revoir le roi. Tout sera comme avant.

 

Henry VIII, écrivant une lettre : « Je rends grâce à Dieu, ma chérie, vous êtes sauvée et le fléau est endigué. Le légat que nous attendons est arrivé à Paris dimanche ou lundi dernier. J’espère la nouvelle de son arrivée à Calais lundi prochain et que, dans peu de temps, j’aurai ce que j’ai tant espéré. Pour le plaisir de Dieu et le nôtre. Je dois vous laisser, ma chère, car je n’ai plus le temps. Je voudrais vous avoir dans mes bras ou être dans les vôtres car j’y pense depuis notre dernier baiser. »

 

Une servante apporte une lettre au cardinal Wolsey.

Servante : Vous avez une lettre de Lady Anne Boleyn. (Elle lui lit la lettre) « Mon cher Seigneur, je suis ravie d’entendre que vous avez survécu à la maladie. Chaque jour de ma vie, je suis la plus dévouée des créatures, presque autant que le roi, à aimer et à servir Votre Grâce. Ne doutez point que mon avis à votre égard ne changera jamais tant que j’aurai un souffle de vie dans mon corps. Votre humble servante, Anne Boleyn. »

Wolsey : Eh bien, au moins elle a le sens de l’humour. Joan. Veuillez organiser mon pèlerinage à Walsingham. Je dois remercier Notre Dame.

 

Le roi Henry VIII rejoint Anne Boleyn à l’écart de la cour. Ils s’embrassent, heureux de se retrouver.

Henry VIII : Merci. Merci, mon Dieu !

 

FIN

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sabby, Hier à 12:08

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sabby, Hier à 16:56

Et un tout nouveau sondage vous attend sur Greek

pretty31, Hier à 22:31

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