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#408 : Le Bout du Tunnel

Le siège contre les Français s'éternise et Charles est amoueux d'une des leurs: Brigitte Rousselot. Ils finissent par remporter la victoire, et reviennent à la cour où comme régente, la reine a fait un excellent travail. Le roi est ensuite touché par un étrange mal.

 

 

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Titre VO : As It Should Be - Titre VF : Le Bout du Tunnel

Diffusion US : 6 juin 2010

Diffusion FR : 28 février 2011 

Réalisateur : Jeremy Podeswa

Écrit par : Michael Hirst

Boulogne, France… La guerre continue.

Voix : Rechargez ! Soyez prêts !

Surrey : Bon Dieu, mon brave ! N’as-tu donc rien trouvé à manger ?

Soldat : Il n’y a rien à trouver, Monseigneur. La campagne entière, sur des kilomètres est dépourvue de mouton, de vache, de cochon, de lièvre… de toute chose comestible. Des paysans français sont venus à nous, pleurant piteusement au nom de Dieu pour un bout de pain qui maintienne en vie leurs petits mourants de faim.

Surrey : Ce n’est pas leurs petits qui m’inquiètent. Ce sont mes soldats. Dommage que les Français ne viennent pas croiser le fer avec nous comme ils le faisaient. Alors je pourrais vraiment me prendre pour Lancelot du Lac. Au lieu de rester plantés là, dans notre merde… crevant de faim ! Excepté les bâtards qui ont tenté de s’enfuir !

Voix : En avant ! Rechargez !

 

Des hommes creusent un tunnel.

Treviso : Courez ! Courez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Ne bougez pas. Retournons travailler. Nous n’avons pas le temps d’avoir peur, mes amis. Allez, au travail.

Harry : Savez-vous où nous sommes ? On est à 300 pieds du château.

Homme : Oh, Jésus !

 

Le roi Henry VIII demande des nouvelles de ses hommes face à la dysenterie.

Henry VIII : Combien d’hommes sont morts de la dysenterie ?

Maitre chirurgien : Jusque là ? Deux mille… et trois mille de plus sont atteints, et pas « armés » pour la combattre. Les malades épuisent nos ressources limitées. A mon avis, Votre Majesté, ils devraient être séparés des biens portants et reconduits en Angleterre.

Henry VIII : Ce qui signifierait que j’enlève plusieurs bateaux à mon blocus ! Quelle est la cause de cette saleté de dysenterie qui nous prend tant d’hommes ?

Maitre chirurgien : Votre Majesté, il y a beaucoup de désaccord quant à la cause. Certains disent que c’est à cause d’un manque de provisions… D’autres, en revanche, disent que ça vient de l’avidité, les hommes s’étant goinfrés de fruits verts et de coquillages dès qu’ils sont arrivés. Ce qui est sûr… c’est qu’il n’y a aucun moyen connu de l’homme capable d’empêcher l’infection de se répandre. Si le siège devait continuer encore longtemps… je crains qu’une grande partie de l’armée de Votre Majesté ne soit bientôt enterrée dans les champs de Boulogne…

Henry VIII : Je ne veux plus rien entendre à ce sujet ! Vous êtes autant mon ennemi que les Français, puisque vous cherchez à démoraliser, à mentir sur nos faiblesses et à répandre des histoires de maladie ! Ces hommes ne sont pas atteints de dysenterie… mais de lâcheté ! Et je ne reverrai pas les couards chez eux ! Soit ils se battent, soit je les prends sur le bord de la route ! Vous, sortez-les de leurs lits de malade et remettez-les dans cette tranchée ou je vous raccourcirai la tête !

Maitre chirurgien : Oui, Votre Majesté.

Henry VIII : Et à l’avenir… dites-moi la vérité !

 

 

Catherine Parr : Peut-être que les initiales de ces noms…

Valet : Majesté, l’évêque Gardiner demande une audience.

Catherine Parr : Faites-le venir.

Servante : Venez, mesdames.

Catherine Parr : Votre Grâce.

Gardiner : Votre Majesté. Je suis venu voir s’il y avait des nouvelles fraiches du roi et de ses affaires ?

Catherine Parr : Le roi va très bien et est de très bonne humeur. On me dit qu’il n’a jamais eu l’air plus heureux.

Gardiner : Nous prions tous pour la vie du roi… et sa réussite. Il y a un sujet dont je devrais discuter avec Votre Majesté puisque vous agissez en tant que régente en son absence.

Catherine Parr : Allez-y.

Gardiner : Ayant découvert un nid d’hérétiques parmi les musiciens du roi… et l’ayant détruit… Nous découvrons maintenant qu’il y a des hérétiques même dans les appartements privés du roi.

Catherine Parr : De qui parlez-vous, Monseigneur ?

Gardiner : Du barbier du roi… et du cuisinier royal. Nous avons assez de preuves pour rédiger cet acte d’accusation. Tout ce qu’il nous faut, c’est votre signature.

Catherine Parr : Monseigneur, je loue votre diligence dans ces affaires. Mais je ne pense pas qu’il soit convenable d’arrêter des hommes si proches de la personne du roi sans le lui demander d’abord. Oh et il y a une autre affaire… nous avons entendu des rumeurs sur une épidémie de peste près de Windsor. Alors j’ai décidé d’inviter le prince Edward à venir ici, à la cour, pour rester avec moi.

Gardiner : Comme il vous plaira. Madame.

 

Brigitte, prisonnière de Charles, retrouve son père.

Brigitte : Comment vous sentez-vous ?

Père : Je vais bien.

Charles : Mademoiselle, en échange de votre coopération, j’ai décidé de permettre à votre père de s’échapper.

Brigitte : Ma coopération ?

Charles : Vous devez promettre de ne pas tenter de vous échapper.

Brigitte : Ils veulent me garder à votre place. C’est la seule solution.

Père : Je refuse de partir sans ma fille. Non, c’est impossible. Délivrez-la et gardez-moi. Je rappelle que ce n’est pas possible.

Brigitte : S’il vous plait, papa, c’est la seule solution. Vous êtes beaucoup plus utile dehors que dedans. Mon père est d’accord. Merci.

Charles : Il doit partir maintenant.

Brigitte : Tu vas me manquer. Tu prends bien soin de toi.

Père : Je crois que vous êtes un ennemi honorable. Je vous demande de traiter ma douce enfant avec honneur et respect.

Charles : Je vous donne ma parole. Relâchez-le en dehors du camp.

 

 

Richard : Alors, comment ça va, Harry ?

Harry : Ca va.

Richard : Tiens. De la nourriture.

Harry : C’est ta nourriture.

Richard : T’en as plus besoin que moi. Je reste assis dehors, à regarder les mouettes. Vas-y, prends-la. Mange, Harry.

 

 

Henry VIII : Je vous souhaite la bienvenue, Monseigneur Hertford. Je suppose que votre visite confirme la confiance que vous accordez à la régence de la reine.

Edward Seymour : Majesté, je n’ai entendu que des louanges concernant le dévouement et le talent de la reine Catherine pour les affaires d’état. Elle possède une grande clarté de l’esprit, et le tact d’une femme qui flatte et soigne là où l’homme se jetterait dans la colère et la plainte.

Henry VIII : Et le garçon ?

Edward : Le prince Edward va bien et est en bonne santé.

Henry VIII : Un toast à sa santé ! Qu’y a-t-il ?

Edward : Je dois dire à Votre Majesté que j’ai reçu une nouvelle disant que l’Empereur avait pris les 2 forteresses qu’il assiégeait et a fait 1500 prisonniers.

Henry VIII : Que vous avais-je dit, Signor Treviso ? Je n’ai jamais cru à vos méthodes. Tout a été trop long.

Treviso : Majesté…

Henry VIII : Et vous ne savez pas diriger les soldats ! Aucun de vous ne le sait ! Je jure devant Dieu que j’aurai pu vous le dire ! La guerre de siège rend les hommes oisifs et blasés ! Ils se ramollissent ! N’est-ce pas, Votre Grâce, les hommes se ramollissent !?

Charles : C’est vrai. Le camp grouille de prostituées mais malgré cela, compte-tenu des conditions…

Henry VIII : Je veux m’assurer de l’attitude des troupes en cas d’attaque. Nous devrions faire sauter une des charges sous le mur du château prématurément… sans avertir. Ainsi, nous pourrons observer le caractère et la disposition des troupes lors d’une soudaine crise.

Treviso : Majesté, s’il vous plait… écoutez-moi, je vous en supplie ! Nous ne sommes plus qu’à quelques jours de creuser sous le château. Pour l’amour de Dieu… S’il vous plait ! Autant de vies perdues… et pour quoi ? Majesté… donnez-moi 2 jours.

 

Brigitte mange sous la surveillance de Charles.

Brigitte : C’est ta nourriture, n’est-ce pas ?

Charles : Et les gens en ville ? Que mangent-ils ?

Brigitte : Leurs chats. S’ils ont des chats. Pourquoi avez-vous laissé partir mon père ?

Charles : Je l’ai interrogé. Il n’a rien pu me dire d’utile sur les défenses de la ville.

Brigitte : Et moi, je peux ? Pourquoi me gardez-vous ici ?

 

 

Catherine Parr : Lady Mary.

Lady Mary : Votre Majesté. Je voulais vous montrer ma traduction de « L’évangile selon St Jean », d’Erasme. Il est à peine commencé mais il vous est dédicacé… Etant donné que je sais à quel point notre foi nous importe.

Catherine Parr : Merci, Lady Mary. Je suis profondément touchée. Venez ! C’est une telle joie pour moi d’être avec vous trois, ensemble… ce qui, je pense, est exactement comme cela devrait être !

Lady Elizabeth : Edward ! Je vais vous attraper !

Lady Bryan : Prince Edward, un peu de tenue, s’il vous plait !

Catherine Parr : Venez par ici, Votre Grâce. Alors dites-moi, vous aimez Lady Bryan, n’est-ce pas ?

Prince Edward : Oui.

Catherine Parr : Et je crois qu’elle vous aime également. Mais je pense qu’il est temps que vous soyez séparé de Lady Bryan et de ses nourrices. Et je pense que vous êtes assez grand pour avoir vos tuteurs, ne croyez-vous pas ?

Prince Edward : Je suppose.

Catherine Parr : Ne vous inquiétez pas ! Il y aura d’autres garçons, aussi. Il y aura le fils du Duc de Suffolk, Henry. Et ce ne sera pas qu’un apprentissage de langues et des Saintes Ecritures. Vous apprendrez aussi le tennis et l’escrime, la musique et la danse. Ca, ce sera amusant, n’est-ce pas ? Bonne nuit, prince. Lady Bryan, merci.

Prince Edward : Bonne nuit, Votre Majesté.

Lady Bryan : Votre Majesté.

Lady Mary : Bonne nuit, Votre Majesté.

Catherine Parr : Bonne nuit, Lady Mary. Venez ici, jeune demoiselle, laissez-moi vous embrasser. Je m’attends à de grandes choses de votre part et ne serai pas déçue.

Lady Elizabeth : Je l’espère.

Catherine Parr : Allons, au lit, ma douce. Maitresse Ashley, un instant. Anne… Je crois pouvoir vous faire confiance. Je crois que votre famille est réformatrice.

Ashley : Oui, Madame.

Catherine Parr : La mère de Lady Elizabeth, Anne Boleyn, était également luthérienne et réformatrice. Je suppose qu’il est donc de mon devoir d’éveiller la fille à la foi de la mère. Avez-vous une quelconque objection, Maitresse Ashley ?

Ashley : Aucune, Votre Majesté. Je serais fière d’aider la princesse donc d’honorer la mémoire de sa mère, dont la vie et la foi ont été décriées par trop de gens.

Catherine Parr : Bien. Alors, je nommerai Roger Ascham comme tuteur, il est aussi l’un des nôtres. Maitresse Ashley… cette conversation n’a jamais eu lieu.

Ashley : Bonne nuit, Votre Majesté.

 

Charles dort quand Brigitte le réveille en sursaut.

Charles : Quoi ?!

Brigitte : J’ai brisé ma promesse. Je me suis échappée. Mais, je suis revenue. Vous avez du sang sur la tête.

Elle prend un bout de tissu, le trempe dans l’eau et le pose sur le front de Charles. Il approche son visage et l’embrasse.

 

Charles et Edward Seymour rejoignent Henry VIII dans la tour de guet.

 

Treviso : Merci. A vous tous. Ce fut un honneur et un privilège d’avoir travaillé aux côtés d’hommes tels que vous. Que Dieu vous garde. Allez-y.

 

Surrey monte également dans la tour.

Henry VIII : Allez, Girolamo, allez !

 

Treviso allume les mèches avec 2 autres soldats.

Treviso : Partez ! Courez !

 

Henry VIII : Il m’a menti ! C’est un charlatan !

Surrey : Girolamo est redevenu fou !

Le sol tremble.

 

Dans le tunnel, un soldat tombe.

Harry : Girolamo ! Sauvez-vous !

Une explosion survient à la sortie du tunnel.

Homme : Hé, on a trouvé quelqu’un. Sortez-le, vite !

Une autre explosion survient autour du château et le fait s’effondrer.

Richard : Allez-y ! Vive l’Angleterre !

Homme, sortant Harry : Y a-t-il encore quelqu’un ? Y en a-t-il d’autres ? Reste-t-il quelqu’un de vivant, là dedans ?

Harry : Non.

Henry VIII : Oui !

 

La reine Catherine lit une lettre.

Catherine Parr : Les enfants ! Lady Mary ! Il a de grandes nouvelles de France. Le roi a pris Boulogne. Il est sauf et victorieux ! Votre père est un héros ! Il a capturé Boulogne ! Je suis certaine qu’il sera bientôt à la maison. Comme c’est merveilleux !

 

 

Homme : Grand prince victorieux… en tant que gouverneur de Boulogne, je n’ai d’autre choix que de vous céder les clés de la ville.

Charles : Monsieur.

Gouverneur : Je fais confiance à Votre Majesté pour permettre aux habitants et à la garnison désarmée de partir sans être agressés et en sécurité.

Henry VIII : Je le jure… sur mon honneur. Bien que vous et vos compagnons en dépit de la volonté de Dieu et contrairement à toute justice, avez gardé une ville qui, étant une noble part de mon héritage, m’appartenait !

Gouverneur : Et bien… je félicite Votre Majesté. Vous avez pris l’une des plus belles villes de France.

 

 

Surrey : Dans leur grande détresse, beaucoup ont mangé du cheval.

Soldat : Vous les avez vus sortir ? Mêmes les prêtres étaient maigres !

Henry VIII : Alors, Monseigneur Hertford… Etait-ce bien fait ou pas ? N’était-ce pas la volonté de Dieu que nous reprenions la part de nos bons droits et de notre héritage ?

Edward Seymour : Majesté, la prise de Boulogne vivra éternellement dans le cœur de tous les Anglais. Et Henry le 8ème autant que le 5ème, dans les glorieuses annales de notre Royaume.

Henry VIII : J’appelle Boulogne… « Notre fille ». Et je suis « l’altesse roi… de Boulogne ». Hertford…

Edward : Majesté.

Henry VIII : Un toast ! A tous ! Et à la victoire ! Votre Grâce. Votre Grâce, je dois vous remercier pour tant de choses. Vous vous êtes distingué, plus que quiconque… durant cette campagne.

Charles : Je vous suis reconnaissant, Majesté. Et maintenant, je présume… que nous allons marcher sur Paris ?

Henry VIII : Pourquoi présumez-vous de cela ?

Charles : Pardonnez-moi, Votre Majesté, je ne comprends pas. J’ai cru que c’était le but du pacte avec l’Empereur.

Henry VIII : Entendez-vous… que nous marchions sur Paris avec une moitié d’armée ? Avec des milliers de soldats malades ? Et en hiver ? Non, Votre Grâce. En cet instant, Boulogne est bien plus important, pour moi, que Paris. Que 10 Paris ! Non, nous allons rentrer en Angleterre. Nous avons remporté ici, une victoire singulière… et je compte bien m’y accrocher. Je vais laisser Surrey aux commandes de la ville.

Charles : Surrey ?

Henry VIII : Oui. Est-ce un problème, Votre Grâce ?

Charles : Non, Votre Majesté.

Henry VIII : Votre Grâce.

 

Harry vient déposer une croix où est enterré Richard.

Harry : Je suis désolé.

 

 

Brigitte : Suis-je libre de partir ?

Charles : Oui. Vous êtes libre de partir.

Brigitte : Vous… n’avez demandé de rançon ?

Charles : Non.

Brigitte : Alors… pensez-vous que je ne valle rien ?

Charles : Vous… valez tout… Rentrez avec moi.

Brigitte : Ou ça ?

Charles : En Angleterre.

Brigitte : Comme étant votre… maîtresse ? Votre pute française ?

Charles : Non.

Brigitte : Alors quoi ?

Charles, en français : Je t’aime, c’est tout.

Elle l’embrasse.

 

Le roi Henry VIII retrouve sa femme Catherine Parr.

Henry VIII : Ma Dame.

Catherine Parr : Votre Majesté. Cela me rend si heureuse… de vous voir en si grande forme… et heureux. Rentré sain et sauf, grâce à Dieu.

Henry VIII : Et victorieux. Grâce à Dieu.

Catherine Parr : Et victorieux.

Il l’embrasse.

Henry VIII : Kate… Evêque.

 

A la cour, une ovation est faite au roi Henry.

Gardiner : Messieurs, avec toutes ces fêtes, je suis très inquiet quant à l’état de nos affaires. L’entreprise du roi a mis notre trésor en faillite. Est-ce correct, Messire Richard ?

Rich : Nous ne savons plus que faire pour obtenir des revenus pour payer la campagne de Boulogne. Ni même se débrouiller pendant les 2-3 prochains mois.

Gardiner : Nous sommes en guerre contre la France et l’Ecosse, nous avons l’inimité de l’évêque de Rome, nous n’avons plus l’assurance de l’amitié de l’Empereur. Cette guerre s’est révélée être nuisible pour le Royaume et désastreuse pour nos marchands. Oh, messieurs que Dieu nous aide. Nous vivons dans un mode où la raison et l’apprentissage ne prévalent plus et les conventions si peu considérées.

Risley : Et dans lequel il semblerait… que même notre reine soit une hérétique.

Gardiner : C’est vrai. Et ce sera la tâche de Dieu… de la détruire.

 

Chapuys s’avance devant le roi.

Chapuys : Vos Majestés… vous devriez être informés… qu’à cause de mon infirmité, j’ai postulé pour être rappelé en Espagne. Et j’attends, en ce moment même, la permission de l’Empereur. Madame. J’aimerais profiter de cette opportunité pour vous remercier, au nom de Sa Majesté, l’Empereur, pour tout ce que vous avez fait pour Dame Mary et pour avoir favorisé l’amitié entre l’Angleterre et l’Espagne.

Catherine Parr : Excellence, ce que j’ai fait pour Dame Mary est bien en de ça de ce que j’aimerais faire, tout en étant mon devoir, à tous égards.  Et, en ce qui concerne l’amitié entre nos deux pays, je n’ai fait et ne ferai rien pour l’empêcher de grandir davantage puisque l’amitié est tellement nécessaire et les deux souverains… si bons.

Chapuys : Tout comme vous, Ma Dame.

Henry VIII : Excellence.

Chapuys : Majesté.

Henry VIII : J’ai entendu dire que votre maitre avait signé un autre traité avec les français. Est-ce vrai ? Je vous ai demandé si c’était vrai. Est-ce une question si difficile, Eustache.

Chapuys : Oui. C’est vrai, Votre Majesté.

Henry VIII : Et pourquoi aurait-il fait cela ? Nous étions supposés être des alliés.

Chapuys : Je crois que Sa Majesté n’a pas eu le choix. Il a passé trop de temps à assiéger la ville de Luxembourg. Son armée était envahie par la maladie.

Henry VIII : Il n’aurait pourtant pas dû le faire !! Derrière mon dos ! J’avais confiance en lui… et il m’a trahi !

Chapuys : Votre Majesté…

Henry VIII : Non, vous l’avez défendu et excusé toute votre vie ! Il n’est pas digne de confiance. Et vous devriez être soulagé de n’avoir plus à mentir en son nom. Vous avez ma permission pour quitter ma cour. Je vous souhaite une longue et heureuse retraite. Votre Excellence.

Chapuys : Votre Majesté.

 

 

Brigitte : Elle est plus grande que moi, n’est-ce pas ?

Charles : Un peu.

Brigitte : Comment… la décririez-vous ?

Charles : Je la décrirais comme mon épouse.

Brigitte : Quand la rencontrerai-je ?

Charles : Vous voulez la rencontrer ?

Brigitte : Non. Mais votre fils… Henry ? Si… un jour… A quoi pensez-vous ?

Charles : Que j’étais mort… et que je suis vivant, de nouveau. Laissez-moi vous regarder…

Elle se dénude.

Brigitte : Dites quelque chose.

Charles : Les mots ne sont pas importants.

Elle vient près de lui, lui caresse le visage et l’embrasse.

 

Lady Mary : Vous ne devez pas partir. Je vous l’interdis.

Chapuys : Ma Dame, je le dois. Vous voyez bien comme je suis.

Lady Mary : Et qu’advient-il de moi ?

Chapuys : Madame, je ne crois pas que j’aurais pu vous laisser dans de meilleures mains que celle de la reine Catherine. Je crois qu’elle vous aime.

Lady Mary : Il se peut qu’elle m’aime. Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’elle n’a pas la même foi. Elle le prétend… mais elle n’est pas catholique. C’est une hérétique et pourtant vous me laissez entre ses mains !

Chapuys : Madame…

Lady Mary : Non… Non, ce n’est pas de votre faute. C’est de ma faute… Si j’avais été un garçon plutôt qu’une fille, rien de cela ne serait jamais arrivé. Et l’Angleterre serait toujours fidèle.

Chapuys : Princesse… Je vous en supplie !

Lady Mary : Je suis bien plus âgée que lorsque je vous ai rencontré, la première fois. Et plus sage. J’ignore si je me marierai jamais… ou si je serai jamais reine… Probablement ni l’un, ni l’autre. Mais si je deviens reine… je vous jure sur les Saints Evangiles, et sur l’âme de ma mère… que je ferai en sorte que l’Angleterre soit de nouveau fidèle. Je ferai tout ce qu’il faudra… je brûlerai autant d’hérétiques que nécessaire… je répandrai autant de sang que nécessaire… pour que cet infortuné royaume redevienne catholique et se soigne, que Dieu me vienne en aide.

Chapuys : Puis-je ? (Il la prend dans ses bras) Prenez cette bague, en souvenir de moi… C’était un cadeau de l’Empereur… qui l’avait reçu de votre mère.

 

 

Edward Seymour : Votre Majesté. Nous avons reçu des nouvelles disant… que tandis qu’il concluait le traité de paix avec les français à Crécy, l’Empereur a autorisé le mariage entre sa fille… et le Duc d’Orléans.

Henry VIII : D’accord.

Edward : Il y a d’autres nouvelles. Nous avons cru comprendre que le Dauphin et une armée de plus de 36 000 hommes se préparent à marcher sur Boulogne.

Henry VIII : Je veux que ma victoire soit célébrée dans toutes les maisons d’Angleterre. Ce fut, après… tout, une affaire très… glorieuse. Je veux que vous vous arrangiez pour que toutes les cloches sonnent et qu’une messe d’action de grâce soit dite… dans toutes les églises. Je veux que le nom « Boulogne »… soit imprimé sur chaque cœur anglais… tout comme « Agincourt » !

Edward : Oui, Votre Majesté.

Le roi tombe au sol.

 

FIN

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